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TROP PLEIN…Désolée! janvier 7, 2008

Posted by natacha34 in Argent, Colère, Drame, Ma vie à moi, amour, famille.
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Si je ne me retenais pas aujourd’hui, je sombrerais dans une période où j’en voudrais beaucoup à la vie et à certaines personnes, où je commencerais à douter de la sincérité des gens qui m’entourent et qui m’aiment et où je refuserais de voir les bons côtés pour ne voir que les malheurs qui s’abattent sur moi.

Comme le dit Luc De Larochelièrre dans une chanson: MON DIEU PROMET MOI QUE L’ENFER EXISTE – Six pieds sur terre il y a  trop de salaud et quand ils meurent il en nait aussitôt. Six pieds sur terre il y a trop de crétins qui nous assomment juste pour se faire la main. Six pieds sur terre il y a trop de bourreaux qui assassinent comme on fait un boulot.

J’ai passé 13 ans avec le père de mes enfants…Il y a eu des bons moments, des moins bons. Je ne peux pas croire que les choses se passent ainsi entre deux personnes quand l’amour s’éteint.

Je ne peux pas croire qu’il ne fera pas un lâcher prise…même après presque trois ans. Il ira jusqu’au bout de sa colère, de sa peine et de sa frustration, même s’il heurte ses enfants au passage.

Je l’ai quitté parce que je ne l’aimais plus…Je commence à le haïr…

Avoir des enfants ou pas janvier 4, 2008

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.
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J’aurai 35 ans dans environ un mois. Je suis mère de trois enfants qui le sont de moins en moins. C’est arrivé dans mon dos. Où étais-je quand mes filles sont devenues des adolescentes qui briguent de plus en plus leur indépendance?

Cette fois encore, je réalise qu’on ne réinvente pas la roue. Je nage en plein cliché.

Le temps passe si vite qu’hier encore mes filles avaient besoin de moi pour attacher leurs souliers. J’ai bien eu quelques avertissements mais je les ai occultés.

Ma naïveté, ma candeur me faisait croire que je ne traverserais pas les affres du détachement. Mes filles m’aiment toujours, mais elles sont plus critiques et moins présentes.

J’ai toujours su, intrinsèquement que j’aurais des enfants. Ce n’était pas une question, ni un choix, c’était une évidence. Mon corps était génétiquement programmé pour donner la vie.

Je vous l’ai dit, j’aurai bientôt 35 ans. Mon “bébé” à presque neuf ans. J’ai eu mes enfants très jeunes, de manière irréfléchie. Je me retrouve maintenant plus mature, plus outillée avec un homme dans ma vie que j’aurais voulu pour père de mes enfants.

J’ai pour la première fois quelques regrets, mais je les chasse par les côtés positifs d’être si jeune, d’être si amoureuse et d’avoir déjà de si grands enfants. J’aurais tellement voulu partager ces moments intenses avec un homme sensible, fort et brillant.

Mon amour m’a offert quelque chose de précieux. En me regardant dans les yeux, il m’a dit qu’il se proposait pour guider mes enfants et les accompagner vers l’âge adulte comme s’ils étaient les siens.

J’aurai bientôt 35 ans, je le répète encore….et je n’aurai plus d’enfants.

Noël…Joyeux noël! décembre 21, 2007

Posted by natacha34 in divers.
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Je vous souhaite de passer un temps des fêtes comme vous le désirez!

Comme je serai en vacances du 22 décembre ou 3 janvier, je ne sais pas si je passerai écrire régulièrement. Certainement pas du 22 au 27 décembre, je serai dans mon petit village où ma mère n’a pas encore accès à Internet haute-vitesse.

J’espère que vous reviendrez me lire en grand nombre en janvier.

Et si je me donnais enfin le droit d’exister? décembre 21, 2007

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.
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“Ce que cache mon langage, mon corps le dit.

Mon corps est un enfant entêté,

mon langage est un adulte très civilisé… “Roland Barthes

Je suis née par la faute d’un condom défraîchi. Je suis le résultat de la naïveté d’une adolescente de quinze ans et du taux élevé de testostérone d’un jeune homme de dix-neuf ans.

En vérité, il n’y avait même pas de condom, mais depuis que je veux écrire, j’ai toujours dit que mon roman allait commencer par cette phrase qui démontre bien le non-désir d’enfanter dont je suis le fruit.

Je suis la conséquence d’un accident. Un rappel constant de la suffocation ressentie par mon père, quand il apprit qu’il allait le devenir. Le passage brutal vers le monde des adultes. Je suis le lien qui enchaîne. Je suis une calamité, avant d’être née.

Il y avait l’avortement, il y avait l’adoption, il y avait la possibilité d’aller au bout de ses rêves malgré tout. Mes parents ont choisi l’aboutissement de leur étourderie.

Par défi?  Pour se punir?  Par obligation?  Par soumission?  Par peur? 

Par inconscience?  Par innocence?  Par ignorance?  Par amour?  Par choix? 

Par insouciance? Par imprudence? Par folie?

 Je ne pense pas connaître la réponse un jour.

Mon père fût avare de ses sentiments pour moi jusqu’à sa mort. Ma mère n’ouvre son âme qu’à elle-même ou peut-être même à personne.

La communication, l’expression des sentiments et la recherche du réel ”moi ” ne sont pas choses courantes dans ma famille.

Où ai-je puisé cette hypersensibilité?

Toutes formes de rejet me déstabilisent. Toutes critiques me monopolisent.

ET SI J’ARRÊTAIS DE ME SENTIR DÉPLACÉE? ET SI JE ME LIBÉRAIS ENFIN ET ME DONNAIT LE DROIT D’EXISTER?

J’organise le party de noël de mon bureau en équipe. Quelques personnes semblent déçues. Et si j’arrêtais de penser que je suis la seule responsable et que j’ai perdu l’estime de mes collègues?

Mon directeur me rencontre pour me parler du prolongement de mon contrat et il en profite pour me donner une évaluation de mon travail, en me rappelant l’importance de respecter les échéanciers. Et si j’arrêtais de penser que je ne vaux rien et que n’importe qui pourrait réussir mieux que moi à mon poste?

Ma fille de quatorze ans choisit de vivre avec son père pour un temps. Et si j’arrêtais de croire que je n’ai pas su lui donner ce dont elle avait besoin?

Mon conjoint me reproche de trop dépenser ou passe un simple commentaire sur mes décisions. Et si j’arrêtais de me remettre en question au moindre commentaire? Et si je devenais assez sûre de moi pour foncer quand je pense savoir quoi faire?

Ma mère répète une fois de plus ce qu’elle fait mieux que moi, par orgueil et esprit de compétition entre deux femmes d’une même génération. Et si je l’écoutais en riant, en prenant ses propos à la légère sans me sentie diminuée?

Mon ex raconte que je suis irresponsable et tente par tous les moyens de me faire culpabiliser. Et si j’arrêtais simplement d’écouter et que je me concentrais sur ma vie et mon évolution?

Mon miroir me renvoie une image biaisé par l’image de la beauté véhiculée par la société. Et si j’arrêtais de croire que je dois plaire à tout le monde et que j’acceptais mon corps tel qu’il est, en le mettant en valeur par ma beauté intérieure et ma sérénité?

Cette affirmation de moi passe par une seule avenue. Et si j’arrêtais de croire que le monde entier me rejette simplement parce que je n’étais pas désirée par mes parents?

Je me sens libre décembre 20, 2007

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, Travail, amour, famille.
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Je me sens libre, j’ai envie de me lancer dans une nouvelle vie…avec pour seul filet, mon homme.

Côté travail – J’occupe un poste temporaire, dans une agence de publicité. Mon contrat est prolongé d’un mois, chaque mois, depuis deux mois. Je ne suis donc pas emmêlée dans des conditions qui me feraient réfléchir avant de quitter un emploi.

Côté foyer – Mon appartement sera repris par la propriétaire en juillet. Elle en a marre de Montréal et veut revenir vivre dans son gros village. Parfait, j’en ai marre de son gros village où les gens pensent que le ASIA, sur Grande-Allée, sert une bonne cuisine asiatique.

Côté cercle d’amis - Je suis une fille malgré tout assez solitaire. J’ai depuis peu un groupe d’amis que je vois plus régulièrement, que je ne perdrai certainement pas pour une question de kilomètres.  Au contraire, nous pourrons nous faire découvrir nos régions respectives.

Côté cordon ombilical et noyau familial - Il est coupé, depuis quelques années. Plus besoin de validation auprès de ma mère, plus besoin non plus de tout lui dire à la minute près. Tant qu’à mon père, à Ste-Rose-du-Nord ou à Caracas, il me suit partout.

Côté sentiment d’appartenance – Malgré le fait que je n’ai pas encore eu la chance de voyager, je suis définitivement une citoyenne du monde. Québec n’est pas ma ville, le Saguenay n’est plus complètement mon habitat naturel et le reste du monde est à découvrir.

Côté EX-conjoint - À l’inverse de mes amis, quelques kilomètres de distance entre lui et moi ne sauraient faire de tort.

Côté maternelPatatras!, ma liberté vient d’en prendre un coup. Scraatch!, mon coeur se déchire, Gargl! mes poumons sont comprimés, Crash! ma tête est tiraillée, Teuf-teuf! mon âme essouflé.

STOP! Je ne vais pas me laisser abattre. Je vais trouver une solution. Il y a toujours une solution.

JE ME SENS LIBRE, mais ma liberté est bien fragile et dépendante du bonheur de ceux que j’aime!

Rien de nouveau! décembre 19, 2007

Posted by natacha34 in amour, divers, poésie, sexe.
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Je suis au boulot. J’ai la tête chargée d’un échéancier que je me demande bien comment nous arriverons à tenir et par noël qui s’en vient et le temps qui fuit. Pas la tête à écrire. J’ai une solution facile. Je pige dans mes vieux textes. Je vous en sert deux. Un poème coquin et des paroles de chanson. À vous de juger si mon écriture a évolué.

Chanson

Écrit dans l’autobus – 11 mars 2004

 Impatience, tension des sens

Passe sous silence, ton ambivalence

Amour à risque, risquer d’aimer

N’aime que ceux qui ont prouvé 

Tendre délice, caprice supplice,

Ici en lice pour te combler 

Refrain

Me sentir vivre Ne pas vivoter Devenir vive Ne pas sombrer Tous mes désirs Laissés à tes pieds Chienne de vie Laisse-moi exister 

Orgueil qui blesse, lèche les plaies

Tes déboires en liesse, oublie-les 

Âme amère, sincérité, trop de vérité

Tout dire, rien taire, insécurité 

Refrain

Me sentir vivre Ne pas vivoter Devenir vive Ne pas sombrerJ e sens, je glisse Je perd pied Chienne de vie Laisse-moi rêver 

Possession du bien, du mal des autres

Je me repais, devant l’aumône 

Conscience extrême, je t’aime, te hais

Que je retienne, ce que tu sais 

Volonté exacerber de tout créer,

J’ai trop voulu, tout désirer

Refrain

Je t’ai tout dit J’ai avoué Courbée le dos Abandonné Me sentir vivre Ne pas vivoter Devenir viveJ’ai mérité

Poeme

Mercredi, 14 août 1996 

Le con, la chatte et phallus

 Ma petite chatte se plaintDe ne pas avoir de copainMon petit con se réjouitDe s’être fait un ami Ma chatte dégage l’odeurD’un petit animal en chaleurMon petit con si malicieuxIncite son nouvel ami au jeu Mon petit minou si douxVient se frotter sur ta joueMon con impatient attendUn petit rendez-vous galant Ma petite chatte cherche un outilPourrais-tu présenter ton amiMon con amène à l’intérieurL’engin qui prend de l’ampleur Pendant que ma chatte s’ébatAvec phallus qu’elle s’envoieMoi je pousse sans cesse des crisDe peur que phallus s’enfuit Va-t-il cesser de faire attendreCette chatte veut se faire prendreVeux-tu enfin écouter le conQui veut t’enfiler bien profond Allez baise la chatte encoreElle te veut très très fortLe petit con se connaît bienIl sent le plaisir qui s’en vient La petite chatte se mouilleDit à phallus que ses chatouillesTe feront bientôt exploserEt qu’il peut déverser Phallus quand tu nous tiensNous ne pensons plus à rienMa petite chatte n’en peut plusDe se tremper dans ton jus Oh phallus viens à ma bouchePour que de ma langue je toucheLe jus du plaisir je goutteGlisse sur mes lèvres dernière goutte Ma chatte se repose entre mes jambesDes bontés du gracieux membresMon petit con tranquillement se remetDe la visite de phallus le jouet Ainsi se termine enfinL’histoire de ses compagnonsNos deux corps se reposent au finD’une prochaine réunion

Résolutions 2008 – Ne pas prendre de résolution que je ne tiendrai pas! décembre 18, 2007

Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi, Quotidien, divers, psychologie.
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Une conversation téléphonique avec un ami m’a remise en question.

Mon hypersensibilité s’ajoute au manque de confiance bien camouflé sous un air crâneur.  

La plus infime critique me plonge dans un processus en plusieurs étapes; honte, gêne, peur et/ou certitude de décevoir, paranoïa, malaise, apitoiement et dénigrement.

Les étapes se chevauchent et s’entremêlent et dansent dans ma tête au son d’une musique stridente, impossible à faire taire.

Le processus est temporairement suspendu par une autre interminable procédure de reconstruction de mon estime; Respiration profonde, lecture d’écrits philosophiques et psychologiques, revalorisation de mes forces, acceptation de mes faiblesses et lâché prise.

Le coup de fil fatal venait d’un ami: “Natacha, je suis maintenant un lecteur assidu de ton blogue et tu n’a pas écrit depuis le 12 décembre. Quand on se met à écrire un blogue et à avoir des lecteurs, on se doit d’écrire chaque jour.”

IL A RAISON. Si je relis mon premier billet, je me suis promis d’essayer d’écrire quotidiennement, justement pour en prendre l’habitude et espérer un jour accoucher de ce roman que je porte depuis des années.

Je sais que son commentaire n’était pas négatif. Il voulait simplement me dire qu’il appréciat mes textes et en espérait de nouveaux depuis quelques jours. S’il me blesse, c’est qu’il touche une corde sensible. Je n’ai pas tenu ma promesse. Je me suis donnée l’excuse facile de manquer de temps pour délaisser mon blogue. J’ai pourtant mille sujets qui dorment et qui ne demandent qu’à être rédiger…IL ME MANQUE UN PEU DE VOLONTÉ.

La vérité est la même depuis ma jeunesse. J’ai une certaine facilité pour plusieurs choses et je m’asseois dessus pour finalement l’utiliser pour n’être que dans la moyenne.

JE SUIS LÂCHE et c’est un défaut difficile à se départir! À moins que je ne veuilles pas assez devenir écrivaine? RIDICULE…Je le veux depuis mon adolescence sans pourtant y mettre les efforts LÂCHE je vous dis.

Je me déçois, je vous déçois et je suis déçue!

Ma résolution cette année sera de ne pas prendre de résolutions que je ne tiendrai pas et de tenir celles que je prendrai derrière mon dos!

Merci à l’ami au téléphone de m’avoir botté le cul! Un point positif…Le processus a été bref. J’ai brûlé les étapes et me suis simplement remise à l’écriture.

Aimer, s’abandonner, espérer et craindre le pire! décembre 12, 2007

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, amour.
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Je me suis réveillée ce matin, je me suis collée au corps chaud de mon homme. Je lui ai flatté le dos, je lui ai dit que je l’aimais, que j’avais envie de lui. Je me suis levée, j’ai réveillé mon fils, ma fille. J’ai aidé mon fils à terminer ses devoirs, je me suis coiffée, j’ai donné à ma fille l’argent pour le lunch, ses billets de bus.  Je lui ai expliqué comment me rejoindre ce soir au centre commercial. J’ai préparé le super bol de céréales, yogourt, canneberges, raisins pour mon garçon. J’ai réveillé mon amour.  J’ai fait le tour pour être certaine de ne rien oublier. Je suis sortie de la maison. Je me suis rendue au bureau en voiture avec mon amoureux. Je l’ai embrassé. Je lui ai dit qu’il me manquait déjà, que j’avais déjà hâte de le rejoindre à  Montréal samedi matin. Je suis descendue de la voiture.  Je suis montée à mon bureau.  J’ai enlevé mon manteau, mes bottes, j’ai mis mes souliers.  J’ai replacé mes cheveux. Je me suis assise, j’ai ouvert mon ordinateur et soudainement, la peur s’est emparée de moi.

Sans m’avertir, sans raison apparente, la peur est devenue envahissante. J’avais le sentiment profond que j’allais perdre mon homme. Malaise. Je voulais balayer d’une main confiante cette crainte inexplicable, mais elle revenait me narguer sans relâche.

J’ai pris le téléphone, j’ai entendu la voix rassurante de JF qui se moquait gentiement de cette peur. Il me répétait son désir d’être avec moi, son amour, il me disait qu’il n’y avait que moi.

J’ai raccroché, j’ai respiré, j’ai essayé de me calmer, de repousser cette angoisse. J’ai tenté de me convaincre que j’étais fragilisée par l’abandon temporaire de ma fille. J’ai fermé les yeux et j’ai commencé à travailler.

Toute la journée, chaque fois que je m’arrêtais quelques minutes, le trouble resurgissait. Il y a de ces journées qu’on préfèrerait effacer et recommencer.

Mon homme ne m’a jamais donné de raisons de douter de lui. Il est un ami, un amant et un confident fidèle toujours présent et à l’écoute. Il donne sans compter, à moi, à mes enfants.

Pourquoi alors mes mains sont froides au moment d’écrire ces lignes? Pourquoi le doute m’assaille encore?

Je n’ai auparavant jamais assez aimé pour avoir peur de perdre? La vie s’acharne à me déstabiliser.

Mon père m’a répété si souvent que d’une manière ou d’une autre, on payait toujours pour nos fautes, nos faiblesses. Une sorte de payer au suivant. C’est ainsi que la vie nous faisait comprendre l’impact de nos actes selon lui.

Hé! la vie, puis-je faire un pacte avec toi? Je te fais la promesse de ne plus blesser les gens par mes gestes irréfléchis. Je jure de ne pas vivre égoïstement en ne pensant qu’à mes besoins tout en minimisant mon influence sur le bonheur des autres. Je déclare vouloir tout faire pour être honnête envers les gens que j’aime et cohérente avec mes valeurs….SI VOUS ME PROMETTEZ DE NE PAS M’ENLEVER MON AMOUREUX. Je l’ai trouvé, je le garde!

Ma fille me quitte décembre 11, 2007

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, deuil, famille.
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J’ai mal, je suis triste, je suis en colère, je me sens incompétente. Je trouve cela injuste, je pleure, mon coeur de mère saigne, j’enrage, je me questionne, je me fais des reproches.

Mon adolescente vient de choisir de vivre chez son père.

Quelqu’un a pénétré ma poitrine de son poing et m’enserre le coeur. Je suis inconsolable. Les belles paroles sur le fait que les enfants ne nous appartiennent pas volent en éclat. Une pression constante sur mes tempes troublent ma vision. Ma respiration est bloquée par une boule d’amertume.

Je me croyais capable de relativiser et d’analyser. Je suis pitoyable. Je me pensais prête à tout. Aucune mère n’est préparée à entendre son enfant choisir l’autre parent sans se sentir dépossédée et inadéquate.

Je voudrais hurler. Je voudrais entrer chez son père et la ramener de force, j’ai tellement mal.

Je regarde mes deux autres enfants et je ne fais que me demander s’ils partiront à leur tour.

Adolescence et ingratitude son synonyme.

Donner sans jamais être certain de recevoir. Faire des choix en sachant qu’ils nous seront reprochés. Punir pour éduquer en voyant la colère dans les yeux de nos enfants. C’est le rôle pénible du parent.

Les résultats sont à long terme et la gratitude vient souvent quand les enfants deviennent à leur tour parents.

Vraiment aidez les autres décembre 7, 2007

Posted by natacha34 in Drame, cinéma.
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Hier, confortablement installée sur le sofa, je suis devenue inconfortable en visionnant le film: “Reigne sur moi”.

Au-delà de l’horreur du drame vécu par l’homme qui perd sa femme et ses trois filles dans les attentats du 11 septembre, il y a l’idée des uns sur comment aider les autres.

Charlie a trouvé un monde où il est possible pour lui de survivre, malgré les images du passé qui l’assaille. Son monde n’est pas la norme socialement, mais il s’y sent bien, il s’y réfugie et il y trouve une certaine quiétude.

Sa propriétaire et l’administrateur de sa fortune le protègent et ont décidé, après des tentatives infructueuses, de le laisser mener sa vie comme il le désire.

Ses beaux-parents pensent qu’il devrait se faire soigner, qu’il devrait les cotôyer, parler de sa femme et de ses filles disparues, les revoir en photos. Ils le harcèlent et ne respectent pas son choix de s’isoler avec sa douleur.

Un ancien ami de l’université entre tranquillement dans son monde, l’apprivoise puis à son tour ressent le besoin de le ramener dans la “vraie vie”.

J’imagine que chaque personne qui regarde ce film accroche sur quelque chose. De mon côté, j’ai ressenti un malaise à voir ces gens, vouloir à tout prix aider quelqu’un qui ne demande pas d’aide. De voir que leur besoin de le voir réintégrer le monde est égoïste.

La scène dans le tribunal, quand l’avocat dépose une photo de sa famille devant lui est cruelle. Les humains sont parfois totalement insensibles à la détresse d’autrui.

Le film ne se termine pas sur un “happy ending”…Au plus, nous pouvons sentie qu’il se sortira lentement de cette noirceur en étant malgré tout jamais le même.

Bouleversant.