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Lettre à mon adolescente janvier 28, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, amour, famille, psychologie.
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Ma belle beauté,

Quand j’avais ton âge…

Non, rassures-toi, je ne te servirai pas un  sermon sur ce que je comprenais mieux que toi au même âge. Je pensais te démontrer que la vie n’est qu’une roue qui tourne.

Les enfants deviennent parents, puis grands-parents. Les parents vivent les tourments qu’ils ont fait subir à leurs parents auparavant et les grands-parents voient leurs enfants souffrir comme ils ont soufferts quand ils étaient parents de ses enfants devenus parents.

C’est le cycle de la vie. Tout serait plus simple si nous naissions avec la sagesse, mais la sagesse s’acquiert avec l’expérience et l’expérience est souvent plus enrichissante quand elle nous questionne, nous bouleverse et nous blesse.

AH! Quelle chienne de vie!

Même si je t’expliquais les panneaux identiques dans lesquels je suis tombée à ton âge, même si je te racontais que comme toi je n’arrivais pas à faire la part des choses, même si je t’avouais que je croyais tout comprendre alors que je ne comprenais rien, ce serait inutile puisque tu es exactement comme moi à ce moment là.

En soirée, quand tu n’es pas collée sur moi pour regarder la télévision en me faisant tes petits yeux suppliants pour que j’aille chercher les raisins, le matin, quand je ne ramasse pas un chandail que tu as abandonné en te changeant pour la enième fois avant de partir pour l’école, l’après-midi, quand tu ne demandes pas, même avant d’enlever tes bottes, ce qu’on mange pour souper et le soir, quand je passe plusieurs minutes à te flatter le dos et à discuter dans ton lit avant de te dire bonne nuit, pour m’arrêter de pleurer je me répète que c’est le cycle normal et que je ne t’ai pas totalement perdue.

Si tu étais une amie, si tu étais adulte, je pourrais te faire voir les deux côtés de la médaille. Je pourrais te faire comprendre que si tu te sens mal chez moi, c’est autant, sinon plus de la faute de ton père et du fait qu’il n’a pas cessé de vouloir m’empêcher de reprendre le contrôle de ma vie, sans essayer de tout détruire.

Mais tu es mon enfant. Comme adolescente et plus tard, dans ta quête de vérité, comme jeune adulte, tu rejetteras facilement le blâme sur ta mère.

Tout est tellement toujours la faute de la mère.

Mon adolescente, ma belle beauté, ma fragile et hypersensible, ma gâtée, mon ingrate, ma bornée, ma drôle, ma douce, ma serviable, mon insécure, ma dépendante, ma belle, ma charmante, ma brillante,

Ma fille, je t’aime et le rejet que je ressens depuis que tu habites chez ton père m’envahis comme une vague déferlante, parfois juste en voyant une jeune fille sur la rue.

Tu me manques et je t’aime et je tâche de me rappeler que si j’avais su ce que je sais, je n’aurais jamais accusé uniquement ma mère d’avoir détruit notre famille et mon père.

Reviens-moi quand tu peux

Travail permanent janvier 10, 2008

Posted by natacha34 in Argent, Ma vie à moi, Quotidien, Travail.
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Je travaille au même endroit depuis sept mois. WOW! Mon contrat se termine le 31 janvier et je saurai bientôt si je serai enfin engagée officiellement.

Depuis mes débuts sur le marché du travail, je n’ai jamais eu de poste permanent. En fait, le seul poste où je n’étais pas à contrat, j’ai été remerciée cavalièrement après 18 mois.

Je ne serai jamais une permanente et je ne saurai jamais vraiment ce que je veux faire quand je serai grande.

Ce choix a ses bons et ses mauvais côtés. NORMAL!

Je ne resterai jamais à un poste pour ne pas perdre mes avantages même s’il me rend malheureux, mais je n’aurai jamais les avantages d’un poste permanent.

Je ne m’ennuierai jamais dans un emploi routinier où je m’enlise, mais je devrai toujours apprendre en vitesse de nouveaux dossiers, une nouvelle méthode de travail et toujours nouer de bonnes relations avec de nouveaux collègues.

Plus je vieillis, plus j’aimerais trouver une certaine forme de sécurité pour pouvoir me concentrer sur ma vie personnelle qui est combien plus importante que ma vie professionnelle.

Je devrais peut-être retourner aux études et choisir une profession plus payante que stimulante?

Je pourrais, mais je me connais; si je suis malheureuse dans mon milieu de travail où je passe le tier de mon temps, je suis MALHEUREUSE POINT!

Chienne de vie!

Lettre à une amie janvier 8, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Quotidien, amour.
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Lettre à une amie J’ai décidé de t’écrire, même si les écrits ont toujours plus de poids que les paroles. Je t’écris parce qu’avoir des relations saines, basés sur la confiance, le respect et l’honnêteté est de plus en plus important pour moi. Je ne me sens pas bien quand je laisse des situations plus ou moins claires entre mes amis, ma famille, mes collègues et moi. J’ai décidé de ne plus garder de « petites crottes sur le cœur ».  Tu as ton opinion, sur notre histoire à mon ex et moi et tu es tout à fait libre de l’avoir. Je ne t’en voudrai jamais pour ça. D’ailleurs je ne t’en veux pas, je ne suis pas fâchée. Je suis au plus déçue et je me questionne sur l’utilité de notre relation. Peut-être que finalement, nos points de vue sont trop différents, notre vision de la vie est trop peu semblable pour que nous nous aidions à avancer, à évoluer et à voir les choses d’une autre façon. C’est un peu ce que j’attends d’une relation d’amitié avec quelqu’un. Au fond, nous avons été très proche pour une période de notre vie. Nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Des bonnes et des moins bonnes. Probablement que si nous ne venions pas d’un petit village, nous nous serions perdues de vue et nous aurions gardé un bon souvenir de nos années d’adolescence à faire la fête et des bêtises toutes les deux.

Je veux simplement te dire que j’ai perdu l’envie de me confier à toi en voyant ta réaction et ton analyse de la situation. Je me pense assez intelligente et ouverte d’esprit pour admettre que dans une relation qui ne fonctionne plus, deux personnes ont des torts. Par contre, il y a des fautes plus graves que d’autres et si tu m’avais écouté, sache que je n’aurais ni menti, ni tenté de minimiser mes torts.  Tu as souvent dit que le plus important dans une séparation est de protéger les enfants. C’est pourquoi je suis amère. Je peux difficilement comprendre que tu puisses dire que j’ai autant de tort que mon ex. Mes fautes n’ont jamais été commises directement envers les enfants. Je suis certaine qu’il ne peut en dire autant. Après la séparation, j’ai été chercher de l’aide, pour moi, pour mes enfants. J’ai parlé à des spécialistes, à des amis, à des gens qui sont déjà passés par là et tous ont été unanimes. Le père de mes enfants réagissaient très mal à la séparation, était immature, prenait les enfants en otage et essayait de les détourner de leur mère par de la manipulation, tout en proclamant qu’il voulait le bien de ses enfants. Il aurait eu besoin d’aide et mes enfants auraient facilement passer au travers de la séparation s’il avait agi autrement.  Quand on veut le bien de ses enfants, lors d’une séparation, on ne leur crie pas par la tête que leur mère s’est fait avorter, on ne leur dit pas que les gens en difficulté comme leur mère ont besoin d’amour, on n’essaie pas de leur faire croire que leur mère a été volée par son nouvel amoureux, on ne leur répète pas que leur mère a détruit une famille, on ne culpabilise pas son fils d’avoir du plaisir et de découvrir de nouvelles choses avec quelqu’un d’autre, on est plutôt content pour lui, on ne cherche pas dans le journal la petite annonce de l’appartement que la mère de nos enfants veut louer, pour les loger, pour téléphoner à la propriétaire et essayer de lui faire perdre son loyer, on ne téléphone pas au directeur de son ex et de son nouvel amoureux pour le convaincre qu’ils sont de mauvaises personnes, on ne menace pas non plus le nouvel amoureux de lui faire casser la gueule par des gens louches, on ne téléphone pas à la nouvelle belle-mère pour la traiter de folle capitaliste, voleuse d’enfants parce qu’elle a ramené de petits souvenirs d’Afrique aux enfants, on ne téléphone pas trois à quatre fois par jour chez son ex pour lui dire comment mener sa vie et pour faire sentir aux enfants notre peine et notre ennuie pour qu’ils se sentent mal de passer du bon temps chez leur mère, on ne prend pas de décision importante pour les enfants sans consulter l’autre parent, ni de décision sur les activités de la semaine où les enfants ne sont pas chez nous, on ne menace pas son ex de la faire suivre si jamais elle remet les pieds sur notre lieu de travail, on n’essaie pas de garder un contrôle sur son ex en tentant de lui interdire de garder une relation avec des amis et en lui disant qu’elle ne peut pas se présenter à tel ou tel endroit, tout en se pointant soi-même dans le village ou la moitié des gens fait partie de sa famille et finalement, on ne se présente pas à un match de soccer de notre fils, complètement gelé pour crier des insultes devant les parents, l’entraîneur et finalement se jeter sur le nouvel amoureux de son ex…après DEUX ANS de séparation. J’ai enduré, probablement trop parce que je me sentais coupable et qu’il réussissait au début à me le faire sentir encore plus.  Je suis restée calme, j’ai rarement perdu les pédales et dit du mal de leur père aux enfants tout comme mon nouvel amoureux qui a cent fois plus à cœur le bien-être de mes enfants que leur père à bien des égards. Je trouve cela injuste. Je ne pense pas que de vouloir quitter quelqu’un mérite de subir tout cela. Je sais très bien que je n’ai pas été parfaite pendant mes années de mariage, mais j’ai toujours été honnête. J’aurais eu besoin d’écoute, de soutien et de compréhension. OUI, je l’admet, j’aurais eu besoin que mes amis, ma famille choisissent en quelque sorte leur clan, me prouvant ainsi qu’ils me faisaient confiance et qu’il trouvait inconcevable que j’endure cela. Je pense que mes vrais amis, l’ont fait et je les en remercie. Je ne sais pas comment tu vas prendre ce message. Je ne te déclare pas la guerre, je voulais t’exprimer ce que je ressens et clarifier les choses. Je voulais me sentir mieux face à moi-même et face à toi. Maintenant, si je te croise, si je te salue, si je te parle, si je m’assois avec toi pour discuter, ce sera sous le signe de la limpidité. Sans rancune aucune,

Je me sens libre décembre 20, 2007

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, Travail, amour, famille.
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Je me sens libre, j’ai envie de me lancer dans une nouvelle vie…avec pour seul filet, mon homme.

Côté travail – J’occupe un poste temporaire, dans une agence de publicité. Mon contrat est prolongé d’un mois, chaque mois, depuis deux mois. Je ne suis donc pas emmêlée dans des conditions qui me feraient réfléchir avant de quitter un emploi.

Côté foyer – Mon appartement sera repris par la propriétaire en juillet. Elle en a marre de Montréal et veut revenir vivre dans son gros village. Parfait, j’en ai marre de son gros village où les gens pensent que le ASIA, sur Grande-Allée, sert une bonne cuisine asiatique.

Côté cercle d’amis - Je suis une fille malgré tout assez solitaire. J’ai depuis peu un groupe d’amis que je vois plus régulièrement, que je ne perdrai certainement pas pour une question de kilomètres.  Au contraire, nous pourrons nous faire découvrir nos régions respectives.

Côté cordon ombilical et noyau familial - Il est coupé, depuis quelques années. Plus besoin de validation auprès de ma mère, plus besoin non plus de tout lui dire à la minute près. Tant qu’à mon père, à Ste-Rose-du-Nord ou à Caracas, il me suit partout.

Côté sentiment d’appartenance – Malgré le fait que je n’ai pas encore eu la chance de voyager, je suis définitivement une citoyenne du monde. Québec n’est pas ma ville, le Saguenay n’est plus complètement mon habitat naturel et le reste du monde est à découvrir.

Côté EX-conjoint - À l’inverse de mes amis, quelques kilomètres de distance entre lui et moi ne sauraient faire de tort.

Côté maternelPatatras!, ma liberté vient d’en prendre un coup. Scraatch!, mon coeur se déchire, Gargl! mes poumons sont comprimés, Crash! ma tête est tiraillée, Teuf-teuf! mon âme essouflé.

STOP! Je ne vais pas me laisser abattre. Je vais trouver une solution. Il y a toujours une solution.

JE ME SENS LIBRE, mais ma liberté est bien fragile et dépendante du bonheur de ceux que j’aime!

Résolutions 2008 – Ne pas prendre de résolution que je ne tiendrai pas! décembre 18, 2007

Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi, Quotidien, divers, psychologie.
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Une conversation téléphonique avec un ami m’a remise en question.

Mon hypersensibilité s’ajoute au manque de confiance bien camouflé sous un air crâneur.  

La plus infime critique me plonge dans un processus en plusieurs étapes; honte, gêne, peur et/ou certitude de décevoir, paranoïa, malaise, apitoiement et dénigrement.

Les étapes se chevauchent et s’entremêlent et dansent dans ma tête au son d’une musique stridente, impossible à faire taire.

Le processus est temporairement suspendu par une autre interminable procédure de reconstruction de mon estime; Respiration profonde, lecture d’écrits philosophiques et psychologiques, revalorisation de mes forces, acceptation de mes faiblesses et lâché prise.

Le coup de fil fatal venait d’un ami: “Natacha, je suis maintenant un lecteur assidu de ton blogue et tu n’a pas écrit depuis le 12 décembre. Quand on se met à écrire un blogue et à avoir des lecteurs, on se doit d’écrire chaque jour.”

IL A RAISON. Si je relis mon premier billet, je me suis promis d’essayer d’écrire quotidiennement, justement pour en prendre l’habitude et espérer un jour accoucher de ce roman que je porte depuis des années.

Je sais que son commentaire n’était pas négatif. Il voulait simplement me dire qu’il appréciat mes textes et en espérait de nouveaux depuis quelques jours. S’il me blesse, c’est qu’il touche une corde sensible. Je n’ai pas tenu ma promesse. Je me suis donnée l’excuse facile de manquer de temps pour délaisser mon blogue. J’ai pourtant mille sujets qui dorment et qui ne demandent qu’à être rédiger…IL ME MANQUE UN PEU DE VOLONTÉ.

La vérité est la même depuis ma jeunesse. J’ai une certaine facilité pour plusieurs choses et je m’asseois dessus pour finalement l’utiliser pour n’être que dans la moyenne.

JE SUIS LÂCHE et c’est un défaut difficile à se départir! À moins que je ne veuilles pas assez devenir écrivaine? RIDICULE…Je le veux depuis mon adolescence sans pourtant y mettre les efforts LÂCHE je vous dis.

Je me déçois, je vous déçois et je suis déçue!

Ma résolution cette année sera de ne pas prendre de résolutions que je ne tiendrai pas et de tenir celles que je prendrai derrière mon dos!

Merci à l’ami au téléphone de m’avoir botté le cul! Un point positif…Le processus a été bref. J’ai brûlé les étapes et me suis simplement remise à l’écriture.

Aimer, s’abandonner, espérer et craindre le pire! décembre 12, 2007

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, amour.
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Je me suis réveillée ce matin, je me suis collée au corps chaud de mon homme. Je lui ai flatté le dos, je lui ai dit que je l’aimais, que j’avais envie de lui. Je me suis levée, j’ai réveillé mon fils, ma fille. J’ai aidé mon fils à terminer ses devoirs, je me suis coiffée, j’ai donné à ma fille l’argent pour le lunch, ses billets de bus.  Je lui ai expliqué comment me rejoindre ce soir au centre commercial. J’ai préparé le super bol de céréales, yogourt, canneberges, raisins pour mon garçon. J’ai réveillé mon amour.  J’ai fait le tour pour être certaine de ne rien oublier. Je suis sortie de la maison. Je me suis rendue au bureau en voiture avec mon amoureux. Je l’ai embrassé. Je lui ai dit qu’il me manquait déjà, que j’avais déjà hâte de le rejoindre à  Montréal samedi matin. Je suis descendue de la voiture.  Je suis montée à mon bureau.  J’ai enlevé mon manteau, mes bottes, j’ai mis mes souliers.  J’ai replacé mes cheveux. Je me suis assise, j’ai ouvert mon ordinateur et soudainement, la peur s’est emparée de moi.

Sans m’avertir, sans raison apparente, la peur est devenue envahissante. J’avais le sentiment profond que j’allais perdre mon homme. Malaise. Je voulais balayer d’une main confiante cette crainte inexplicable, mais elle revenait me narguer sans relâche.

J’ai pris le téléphone, j’ai entendu la voix rassurante de JF qui se moquait gentiement de cette peur. Il me répétait son désir d’être avec moi, son amour, il me disait qu’il n’y avait que moi.

J’ai raccroché, j’ai respiré, j’ai essayé de me calmer, de repousser cette angoisse. J’ai tenté de me convaincre que j’étais fragilisée par l’abandon temporaire de ma fille. J’ai fermé les yeux et j’ai commencé à travailler.

Toute la journée, chaque fois que je m’arrêtais quelques minutes, le trouble resurgissait. Il y a de ces journées qu’on préfèrerait effacer et recommencer.

Mon homme ne m’a jamais donné de raisons de douter de lui. Il est un ami, un amant et un confident fidèle toujours présent et à l’écoute. Il donne sans compter, à moi, à mes enfants.

Pourquoi alors mes mains sont froides au moment d’écrire ces lignes? Pourquoi le doute m’assaille encore?

Je n’ai auparavant jamais assez aimé pour avoir peur de perdre? La vie s’acharne à me déstabiliser.

Mon père m’a répété si souvent que d’une manière ou d’une autre, on payait toujours pour nos fautes, nos faiblesses. Une sorte de payer au suivant. C’est ainsi que la vie nous faisait comprendre l’impact de nos actes selon lui.

Hé! la vie, puis-je faire un pacte avec toi? Je te fais la promesse de ne plus blesser les gens par mes gestes irréfléchis. Je jure de ne pas vivre égoïstement en ne pensant qu’à mes besoins tout en minimisant mon influence sur le bonheur des autres. Je déclare vouloir tout faire pour être honnête envers les gens que j’aime et cohérente avec mes valeurs….SI VOUS ME PROMETTEZ DE NE PAS M’ENLEVER MON AMOUREUX. Je l’ai trouvé, je le garde!

J’aime détester Québec…Suite décembre 5, 2007

Posted by natacha34 in Opinion, Quotidien.
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J’ai quitté mon Saguenay parce que je me sentais limitée, je ne voulais pas que mon monde se résume à ma région…Blanche, propre et homogène.

Blanche…Le seul noir parmi 3000 élèves de ma Polyvalente était comme un animal de foire. Propre et homogène, que des québécois catholiques !

Je suis arrivée à Québec…Blanche, propre et homogène avec en plus, une majorité de fonctionnaires et j’y suis restée, malgré ses défauts…

Pourquoi ? J’aimerais bien répondre à cette question.

Cette semaine, un ami déneige son entrée, en basse-ville de Québec. Des cols bleus de la ville l’observent et le prennent en photo pour ensuite lui donner une amende. Il a le choix, soit il paie 250 $ pour une infraction parce qu’il met la neige sur le trottoir (la veille de l’opération déneigement), soit il se procure un permis de déneigement (qui donne droit de mettre la neige sur le trottoir la veille du déneigement) pour 160 $

RIDICULE!

Chronique de l’imbécilité chronique! novembre 30, 2007

Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, famille, psychologie.
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Je suis sidérée par les actions minables que peuvent poser certaines personnes pauvre d’esprit. Tous les prétextes sont avancés pour permettre à l’imbécilité de se manifester.

J’ai la rage au coeur de ne pas être née plus vilaine et d’encaisser les coups sans broncher.

Je suis encore assez naïve pour croire à l’honnêteté et la bonté de l’humain et je me retrouve trop souvent amère, triste et dégoûtée.

L’être humain est foncièrement égoïste, revendicateur, profiteur et manipulateur. Son esprit de vengeance est égal à son incapacité à gérer sa peine et sa colère.

Pour comprendre que la rage, les représailles et la médisance sont des actes inutiles, il faut accepter nos limites, s’ouvrir aux autres, renoncer au contrôle et respecter la liberté de chacun.

Malheureusement, bien des hommes et des femmes en situation de crise réagissent sans réfléchir aux conséquences de leurs gestes, sur leur entourage et sur eux-mêmes.

Quand je suis confrontée à la violence psychologique et à la manipulation de bas étage, je suis stoïque. Je deviens alors frustrée par mon ambivalence. Ma sagesse acquise me dicte de ne pas rendre les coups, de rester cohérente avec ma vision de la vie.  Ma nature humaine bouillonne. La rage monte en moi et m’étouffe avant de redescendre sans agir.

Je ne me défends pas.  J’endure au point d’être bonasse. Je tolère jusqu’à atteindre ma limite et m’épuiser émotionnellement. J’encaisse les coups et mon entourage est éclaboussé. Je paie pour ma torpeur. Ce combat interne est exténuant.

J’aurai pu simplement vous dire: “Putain que j’en ai marre de mon ex qui fait tout en son pouvoir pour me polluer l’existence après plus de deux ans de séparation et qui malmène les sentiments de ses enfants au passage”

Mais je trouvais que mon blogue allait être un simple endroit pour dévider mon fiel, ce que je ne voulais pas au départ.

Je ne vais que vous poser une question: “Que feriez-vous, si le soir de la remise du bulletin, vous vous présentiez à l’école de vos enfants pour vous apercevoir que leur père a fait croire à la direction qu’il était le responsable de l’éducation et que vous ne pouviez prendre possession des résultats de vos enfants avant que votre ex-conjoint ait donné son autorisation?”

J’ai dû respirer plusieurs fois profondément et me rassurer sur mes qualités et mes droits pour ne pas que la rage emporte toutes mes valeurs.

Je me suis sentie blessée, dépossédée, incomprise et encore une fois abusée.

J’en veux aussi à la direction de l’école qui a accepté les dires de mon ex-conjoint, sans preuve légale, mais qui, pour changer la situation demande une preuve de ma part sur mes droits de garde.

J’en veux au titulaire de ma fille qui semblait surprise de me voir, parce que le père avait mentionné que j’étais irresponsable et que c’était lui qui gérait l’éducation des enfants.

JE ME SUIS OCCUPÉE de l’éducation, des réunions de parents, de la remise du bulletin, des inscriptions, des rencontres avec la direction, de l’achat du matériel scolaire, de l’achat des vêtements, des lunchs, des collations dès que les enfants sont entrés dans le système scolaire. Sept ans pour être précise. C’est la première année où je me suis moins impliquée, parce que la communication est impossible et que j’étais sans emploi et sans pension alimentaire.

J’étais sans pension alimentaire parce qu’incapable de prendre une entente raisonnable sans avocat et incapable de me payer un avocat. Sans emploi parce qu’épuiser par deux ans de tortures mentales. Incapable de communiquer parce que mon EX a une plainte de voie fait et de menaces de mort déposée contre lui depuis qu’il s’est attaqué à mon amoureux.

ET C’EST MOI QU’ON EMPÊCHE DE CONSULTER LES RÉSULTATS SCOLAIRES, C’EST MOI QU’ON SOUPÇONNE D’IRRESPONSABILITÉ?

La rage et l’impuissance m’envahissent à nouveau et je me prends à regretter de ne pas être capable de plus violence…Pas longtemps; Je préfère être bien avec moi-même que  de punir plus petit que moi.

Par contre, je suis décidée à ne plus laisser mon ex me brimer et à prendre les actions nécessaires retrouver ma liberté de vivre et mes droits parentaux.

Ce billet sur mon blogue sera mon seul acte de vengeance. Le reste de ma démarche sera légale et franche.

Si vous croisez l’imbécilité chronique, vous pouvez m’en parler, se comparer aide toujours à relativiser.

L’argent sujet à haut risque! novembre 23, 2007

Posted by natacha34 in Argent, Drame, Ma vie à moi, Quotidien, famille.
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L’argent…Pourquoi je n’arrive pas à parler d’argent…

Une seule réponse plausible…Je ne veux pas décevoir mon père !

PETITE VOIX INTÉRIEURE: Putain, Natacha, lève la tête et fonce…Tu as bientôt 35 ans et ton père est mort depuis deux ans.

NATACHA: Oui, mais je n’y arrive pas, mon père a réussi à me faire sentir minable, il a réussi à me faire croire que je n’étais bonne à rien, réussi à me convaincre que je ne serais jamais responsable.

PETITE VOIX INTÉRIEURE: Natacha, tu es ridicule, tu as à tes côtés un homme qui t’aime, qui ne demande qu’à t’aider et qui en échange ne veut qu’une chose…L’honnêteté.

NATACHA: Je sais, je sais, je me sens d’autant plus coupable, plus minable et je perds mes moyens. Je reproduis le “pattern paternel”. J’ai le sentiment que je vais décevoir. Pour ne pas perdre la face, j’arrange la vérité et au bout du compte, je perds encore plus, parce que je suis démasquée.

PETITE VOIX INTÉRIEURE: Natacha, ton père t’aimait, il te le montrait mal, il  était dur avec toi, mais il ne voulait que ton bien. Il faut que tu le comprennes et que tu pardonnes. Tu étais son miroir et le reflet lui faisait mal. Il voulait t’épargner. Il voulait te casser pour que tu ne souffres pas comme lui, mais il t’a fait souffrir et t’as enlevé ton estime de toi au passage. Mais c’est fini Natacha. Les gens autour de toi reconnaissent tes qualités, ton amoureux est fier de toi, il t’aime profondément et te le démontre sans gêne. Tu as fait ton chemin, tu en as bavé, tu as dû demander souvent de l’aide, mais tu as toujours avancé. Tu dois te regarder et être fière de toi.

NATACHA: Je sais, je sais. J’ai fait un grand bout de chemin vers la confiance en moi et l’acceptation de ma relation père/fille. Mais l’argent est encore un sujet épineux. Celui qui a toujours été compliqué, celui où je me suis toujours sentie jugée par mon père. Celui où, tête forte, j’ai voulu faire à ma tête, mais en ayant souvent besoin de ce père à qui je voulais quand même prouver que je pouvais y arriver seule.

PETITE VOIX INTÉRIEURE: Alors, voilà, tu as ta réponse, la voie de la guérison. Il te faut admettre, devant les gens qui comptent pour toi, que tu n’y arrives pas, que tu es faible et que tu as des problèmes à régler avec la gestion d’un budget équilibré. Il te faut demander de l’aide et écouter les conseils et faire la paix avec ton père.

NATACHA: Oui, oui, je suis d’accord. C’est sûrement la solution. J’ai tellement peur de ne plus être aimée, de décevoir, de ne pas être à la hauteur. Faire la paix avec mon père? Je voudrais bien, mais il est mort avant que nous ayons pu nous expliquer calmement. Tout ce que j’ai fait, c’est de lui lancer toute ma colère, au téléphone, pour me libérer un peu. Il était tellement choqué qu’il se défendait, niait et m’accusait même d’être responsable. Faire la paix avec mon père? La vie est vraiment une salope!

PETITE VOIX INTÉRIEURE: Ok, ok, il faut que tu restes calme. Respires lentement et profondément. Ton père t’aimait Natacha. Il était fier de toi, à bien de égards, mais il était trop mal lui-même pour te le dire avec amour. Va en paix Natacha, continue ta vie, tu es une femme extraordinaire à bien des égards…Comme le dis ton amoureux, il ne reste qu’un peu de finition.

NATACHA: À mon amoureux, à ma mère et à tous mes lecteurs, je me confesse. Je suis nulle pour gérer mon argent, je suis irresponsable et j’ai besoin d’aide.

PETITE VOIX INTÉRIEURE: Bravo Natacha, comme il faut garder une dose d’humour et de légèreté, je te dirai qu’un peu plus on dirait une alcoolique. Allez, passe une belle journée….24 heures à la fois.

L’impact d’un blogue sur notre entourage novembre 21, 2007

Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi, Quotidien, psychologie.
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Il m’arrive parfois de constater que les écrits ont plus de portée que les paroles. Je me relis alors et je m’aperçois du sens que mes propos peuvent avoir du point de vue du lecteur. C’est le métier qui rentre j’imagine!

J’ai écrit un texte sur le fait que les gens qui m’entourent seront parfois le sujet de mon blogue. Parfois de manière détournée, d’autres fois directement. Je n’ai pas l’intention de me servir de ce blogue pour régler les comptes avec qui que ce soit, mais une discussion avec un collègue, un événement ou une phrase d’un ami peuvent devenir le propos d’un futur billet.

Ceux qui me liront et penseront se reconnaître pourrait alors penser que je leur en veux, que je me sers de ce blogue pour jeter mon fiel et que j’aurais dû leur parler directement.

Ils auront raison. Quand quelque chose me touche vraiment, je devrais avant tout m’expliquer avec les personnes concernées. Mais le plus souvent, ils devront prendre mes commentaires pour ce qu’ils sont…DES OPINIONS GROSSIES À LA LOUPE POUR FAIRE RÉAGIR.

C’est évident que même si mon blogue est souvent autobiographique, j’y évolue comme personnage. Ma plume est le reflet de ma pensée plus caustique, plus ironique, plus directe. Pour le lecteur, c’est alors diificile de faire la part entre la réalité et la fiction, entre ma personnalité et ma plume entre mes opinions réelles et celles souvent plus tranchantes de mon blogue.

Normalement, lorsque j’écris sur un sujet, c’est qu’il est déjà en flottement dans ma tête depuis un moment et que soudain, une petite phrase, à l’apparence anodine, déclanche mon envie de pianoter sur mon clavier pour exposer mon point de vue.

J’ai commis quelques erreurs déjà. Chaque fois je me suis excusée. J’avais écrit à tort une chronique hargneuse sur Patrick Lagacé. Je lui avais envoyé le lien vers mon billet dans un courriel. Il m’a répondu, avec calme et je me suis sentie petite. J’ai repris mon clavier et je lui ai présenté mes excuses en lui expliquant ma réaction plutôt que de me braquer contre lui. Résultat, une saine discussion et une compréhension de la réalité de l’autre.

De là l’importance de chausser les souliers des autres http://natacha34.wordpress.com/2007/11/06/chausser-les-souliers-de-quelquun-et-relativiser/

Aux mêmes bons entendeurs que la dernière fois…Je dis: “SANS RANCUNE AUCUNE”. J’avoue, avec humilité que le fait d’avoir de la facilité à écrire et d’avoir l’opportunité d’être lue ne me donnent pas le droit de blesser indument les gens, surtout ceux que j’apprécie.