Lettre à mon adolescente janvier 28, 2008
Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, amour, famille, psychologie.add a comment
Ma belle beauté,
Quand j’avais ton âge…
Non, rassures-toi, je ne te servirai pas un sermon sur ce que je comprenais mieux que toi au même âge. Je pensais te démontrer que la vie n’est qu’une roue qui tourne.
Les enfants deviennent parents, puis grands-parents. Les parents vivent les tourments qu’ils ont fait subir à leurs parents auparavant et les grands-parents voient leurs enfants souffrir comme ils ont soufferts quand ils étaient parents de ses enfants devenus parents.
C’est le cycle de la vie. Tout serait plus simple si nous naissions avec la sagesse, mais la sagesse s’acquiert avec l’expérience et l’expérience est souvent plus enrichissante quand elle nous questionne, nous bouleverse et nous blesse.
AH! Quelle chienne de vie!
Même si je t’expliquais les panneaux identiques dans lesquels je suis tombée à ton âge, même si je te racontais que comme toi je n’arrivais pas à faire la part des choses, même si je t’avouais que je croyais tout comprendre alors que je ne comprenais rien, ce serait inutile puisque tu es exactement comme moi à ce moment là.
En soirée, quand tu n’es pas collée sur moi pour regarder la télévision en me faisant tes petits yeux suppliants pour que j’aille chercher les raisins, le matin, quand je ne ramasse pas un chandail que tu as abandonné en te changeant pour la enième fois avant de partir pour l’école, l’après-midi, quand tu ne demandes pas, même avant d’enlever tes bottes, ce qu’on mange pour souper et le soir, quand je passe plusieurs minutes à te flatter le dos et à discuter dans ton lit avant de te dire bonne nuit, pour m’arrêter de pleurer je me répète que c’est le cycle normal et que je ne t’ai pas totalement perdue.
Si tu étais une amie, si tu étais adulte, je pourrais te faire voir les deux côtés de la médaille. Je pourrais te faire comprendre que si tu te sens mal chez moi, c’est autant, sinon plus de la faute de ton père et du fait qu’il n’a pas cessé de vouloir m’empêcher de reprendre le contrôle de ma vie, sans essayer de tout détruire.
Mais tu es mon enfant. Comme adolescente et plus tard, dans ta quête de vérité, comme jeune adulte, tu rejetteras facilement le blâme sur ta mère.
Tout est tellement toujours la faute de la mère.
Mon adolescente, ma belle beauté, ma fragile et hypersensible, ma gâtée, mon ingrate, ma bornée, ma drôle, ma douce, ma serviable, mon insécure, ma dépendante, ma belle, ma charmante, ma brillante,
Ma fille, je t’aime et le rejet que je ressens depuis que tu habites chez ton père m’envahis comme une vague déferlante, parfois juste en voyant une jeune fille sur la rue.
Tu me manques et je t’aime et je tâche de me rappeler que si j’avais su ce que je sais, je n’aurais jamais accusé uniquement ma mère d’avoir détruit notre famille et mon père.
Reviens-moi quand tu peux
L’impact humaine sur le cours de la vie janvier 16, 2008
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, psychologie.add a comment
Notre vie est jalonné de petits et de grands moments qui façonneront notre personnalité. Certains nous amènerons à repousser nos limites et à découvrir de nouvelles forces, d’autres nous briseront les ailes et nous plongeront dans l’incertitude et la remise en question.
Positifs ou négatifs ces moments charnières de notre existence nous guideront vers une meilleure connaissance de notre moi et une compréhension supérieure du monde qui nous entoure.
Paroles blessantes, livres, voyages, rencontres, musiques, échecs et réussites, accidents, maladies, amours, mariage, naissances, déménagements, perte d’emploi, études sont tous des occasions de grandir ou de se refermer.
Quand j’avais sept ou huit ans, le dimanche, je dînais chez mes grands-parents maternels. Les frères et soeurs de ma mère étaient jeunes et n’étaient pas encore partis de la maison. Nous nous retrouvions donc douze à tables. Mes oncles et mes tantes étaient des modèles pour moi et particulièrement mon parrain que je vénérais. Il était beau, grand et fort et il m’amenait parfois dans sa voiture sport.
J’écoutais la musique de mon père, Beau Dommage, Harmonium, Janis Joplin, Offenbach, Diane Dufresne et d’autres.
Pour dire à mon parrain tout l’amour que j’éprouvais pour lui, j’avais préparé une chanson en modifiant les paroles de “Chanson pour Elvis” de Diane Dufresne.
“Si tu savais…Joël, tout ce que t’étais pour moi! t’étais ma vie, parrain, t’étais tout ce que j’aimais“
Je lui ai chanté, après le dîner, devant tout le monde. Il m’a regardé et il s’est moqué de moi. Il avait 21 ans et il ne savait pas comment réagir et il me trouvait probablement ridicule.
De mon côté, je me suis sentie affreusement gênée. J’ai compris, peut-être à tort, qu’il ne fallait pas exprimer ses sentiments ainsi. Cette gêne m’a suivie longtemps. J’ai été quelqu’un qui ne voulait pas montrer ses sentiments avant d’être absolument certaine de ne pas se faire repousser.
Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Je suis certaine que mon parrain a totalement oublié cet incident alors que pour moi, il a été source de malaise, de questionnement et de transformation.
L’impact de nos actions sur le cours de la vie est infiniment plus grand que nous le pensons.
Avez-vous des choses qui peuvent paraître anodines pour les autres qui vous ont marqués?
Avoir des enfants ou pas janvier 4, 2008
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.add a comment
J’aurai 35 ans dans environ un mois. Je suis mère de trois enfants qui le sont de moins en moins. C’est arrivé dans mon dos. Où étais-je quand mes filles sont devenues des adolescentes qui briguent de plus en plus leur indépendance?
Cette fois encore, je réalise qu’on ne réinvente pas la roue. Je nage en plein cliché.
Le temps passe si vite qu’hier encore mes filles avaient besoin de moi pour attacher leurs souliers. J’ai bien eu quelques avertissements mais je les ai occultés.
Ma naïveté, ma candeur me faisait croire que je ne traverserais pas les affres du détachement. Mes filles m’aiment toujours, mais elles sont plus critiques et moins présentes.
J’ai toujours su, intrinsèquement que j’aurais des enfants. Ce n’était pas une question, ni un choix, c’était une évidence. Mon corps était génétiquement programmé pour donner la vie.
Je vous l’ai dit, j’aurai bientôt 35 ans. Mon “bébé” à presque neuf ans. J’ai eu mes enfants très jeunes, de manière irréfléchie. Je me retrouve maintenant plus mature, plus outillée avec un homme dans ma vie que j’aurais voulu pour père de mes enfants.
J’ai pour la première fois quelques regrets, mais je les chasse par les côtés positifs d’être si jeune, d’être si amoureuse et d’avoir déjà de si grands enfants. J’aurais tellement voulu partager ces moments intenses avec un homme sensible, fort et brillant.
Mon amour m’a offert quelque chose de précieux. En me regardant dans les yeux, il m’a dit qu’il se proposait pour guider mes enfants et les accompagner vers l’âge adulte comme s’ils étaient les siens.
J’aurai bientôt 35 ans, je le répète encore….et je n’aurai plus d’enfants.
Et si je me donnais enfin le droit d’exister? décembre 21, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.2 comments
“Ce que cache mon langage, mon corps le dit.
Mon corps est un enfant entêté,
mon langage est un adulte très civilisé… “Roland Barthes
Je suis née par la faute d’un condom défraîchi. Je suis le résultat de la naïveté d’une adolescente de quinze ans et du taux élevé de testostérone d’un jeune homme de dix-neuf ans.
En vérité, il n’y avait même pas de condom, mais depuis que je veux écrire, j’ai toujours dit que mon roman allait commencer par cette phrase qui démontre bien le non-désir d’enfanter dont je suis le fruit.
Je suis la conséquence d’un accident. Un rappel constant de la suffocation ressentie par mon père, quand il apprit qu’il allait le devenir. Le passage brutal vers le monde des adultes. Je suis le lien qui enchaîne. Je suis une calamité, avant d’être née.
Il y avait l’avortement, il y avait l’adoption, il y avait la possibilité d’aller au bout de ses rêves malgré tout. Mes parents ont choisi l’aboutissement de leur étourderie.
Par défi? Pour se punir? Par obligation? Par soumission? Par peur?
Par inconscience? Par innocence? Par ignorance? Par amour? Par choix?
Par insouciance? Par imprudence? Par folie?
Je ne pense pas connaître la réponse un jour.
Mon père fût avare de ses sentiments pour moi jusqu’à sa mort. Ma mère n’ouvre son âme qu’à elle-même ou peut-être même à personne.
La communication, l’expression des sentiments et la recherche du réel ”moi ” ne sont pas choses courantes dans ma famille.
Où ai-je puisé cette hypersensibilité?
Toutes formes de rejet me déstabilisent. Toutes critiques me monopolisent.
ET SI J’ARRÊTAIS DE ME SENTIR DÉPLACÉE? ET SI JE ME LIBÉRAIS ENFIN ET ME DONNAIT LE DROIT D’EXISTER?
J’organise le party de noël de mon bureau en équipe. Quelques personnes semblent déçues. Et si j’arrêtais de penser que je suis la seule responsable et que j’ai perdu l’estime de mes collègues?
Mon directeur me rencontre pour me parler du prolongement de mon contrat et il en profite pour me donner une évaluation de mon travail, en me rappelant l’importance de respecter les échéanciers. Et si j’arrêtais de penser que je ne vaux rien et que n’importe qui pourrait réussir mieux que moi à mon poste?
Ma fille de quatorze ans choisit de vivre avec son père pour un temps. Et si j’arrêtais de croire que je n’ai pas su lui donner ce dont elle avait besoin?
Mon conjoint me reproche de trop dépenser ou passe un simple commentaire sur mes décisions. Et si j’arrêtais de me remettre en question au moindre commentaire? Et si je devenais assez sûre de moi pour foncer quand je pense savoir quoi faire?
Ma mère répète une fois de plus ce qu’elle fait mieux que moi, par orgueil et esprit de compétition entre deux femmes d’une même génération. Et si je l’écoutais en riant, en prenant ses propos à la légère sans me sentie diminuée?
Mon ex raconte que je suis irresponsable et tente par tous les moyens de me faire culpabiliser. Et si j’arrêtais simplement d’écouter et que je me concentrais sur ma vie et mon évolution?
Mon miroir me renvoie une image biaisé par l’image de la beauté véhiculée par la société. Et si j’arrêtais de croire que je dois plaire à tout le monde et que j’acceptais mon corps tel qu’il est, en le mettant en valeur par ma beauté intérieure et ma sérénité?
Cette affirmation de moi passe par une seule avenue. Et si j’arrêtais de croire que le monde entier me rejette simplement parce que je n’étais pas désirée par mes parents?
Résolutions 2008 – Ne pas prendre de résolution que je ne tiendrai pas! décembre 18, 2007
Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi, Quotidien, divers, psychologie.2 comments
Une conversation téléphonique avec un ami m’a remise en question.
Mon hypersensibilité s’ajoute au manque de confiance bien camouflé sous un air crâneur.
La plus infime critique me plonge dans un processus en plusieurs étapes; honte, gêne, peur et/ou certitude de décevoir, paranoïa, malaise, apitoiement et dénigrement.
Les étapes se chevauchent et s’entremêlent et dansent dans ma tête au son d’une musique stridente, impossible à faire taire.
Le processus est temporairement suspendu par une autre interminable procédure de reconstruction de mon estime; Respiration profonde, lecture d’écrits philosophiques et psychologiques, revalorisation de mes forces, acceptation de mes faiblesses et lâché prise.
Le coup de fil fatal venait d’un ami: “Natacha, je suis maintenant un lecteur assidu de ton blogue et tu n’a pas écrit depuis le 12 décembre. Quand on se met à écrire un blogue et à avoir des lecteurs, on se doit d’écrire chaque jour.”
IL A RAISON. Si je relis mon premier billet, je me suis promis d’essayer d’écrire quotidiennement, justement pour en prendre l’habitude et espérer un jour accoucher de ce roman que je porte depuis des années.
Je sais que son commentaire n’était pas négatif. Il voulait simplement me dire qu’il appréciat mes textes et en espérait de nouveaux depuis quelques jours. S’il me blesse, c’est qu’il touche une corde sensible. Je n’ai pas tenu ma promesse. Je me suis donnée l’excuse facile de manquer de temps pour délaisser mon blogue. J’ai pourtant mille sujets qui dorment et qui ne demandent qu’à être rédiger…IL ME MANQUE UN PEU DE VOLONTÉ.
La vérité est la même depuis ma jeunesse. J’ai une certaine facilité pour plusieurs choses et je m’asseois dessus pour finalement l’utiliser pour n’être que dans la moyenne.
JE SUIS LÂCHE et c’est un défaut difficile à se départir! À moins que je ne veuilles pas assez devenir écrivaine? RIDICULE…Je le veux depuis mon adolescence sans pourtant y mettre les efforts LÂCHE je vous dis.
Je me déçois, je vous déçois et je suis déçue!
Ma résolution cette année sera de ne pas prendre de résolutions que je ne tiendrai pas et de tenir celles que je prendrai derrière mon dos!
Merci à l’ami au téléphone de m’avoir botté le cul! Un point positif…Le processus a été bref. J’ai brûlé les étapes et me suis simplement remise à l’écriture.
Chronique de l’imbécilité chronique! novembre 30, 2007
Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, famille, psychologie.3 comments
Je suis sidérée par les actions minables que peuvent poser certaines personnes pauvre d’esprit. Tous les prétextes sont avancés pour permettre à l’imbécilité de se manifester.
J’ai la rage au coeur de ne pas être née plus vilaine et d’encaisser les coups sans broncher.
Je suis encore assez naïve pour croire à l’honnêteté et la bonté de l’humain et je me retrouve trop souvent amère, triste et dégoûtée.
L’être humain est foncièrement égoïste, revendicateur, profiteur et manipulateur. Son esprit de vengeance est égal à son incapacité à gérer sa peine et sa colère.
Pour comprendre que la rage, les représailles et la médisance sont des actes inutiles, il faut accepter nos limites, s’ouvrir aux autres, renoncer au contrôle et respecter la liberté de chacun.
Malheureusement, bien des hommes et des femmes en situation de crise réagissent sans réfléchir aux conséquences de leurs gestes, sur leur entourage et sur eux-mêmes.
Quand je suis confrontée à la violence psychologique et à la manipulation de bas étage, je suis stoïque. Je deviens alors frustrée par mon ambivalence. Ma sagesse acquise me dicte de ne pas rendre les coups, de rester cohérente avec ma vision de la vie. Ma nature humaine bouillonne. La rage monte en moi et m’étouffe avant de redescendre sans agir.
Je ne me défends pas. J’endure au point d’être bonasse. Je tolère jusqu’à atteindre ma limite et m’épuiser émotionnellement. J’encaisse les coups et mon entourage est éclaboussé. Je paie pour ma torpeur. Ce combat interne est exténuant.
J’aurai pu simplement vous dire: “Putain que j’en ai marre de mon ex qui fait tout en son pouvoir pour me polluer l’existence après plus de deux ans de séparation et qui malmène les sentiments de ses enfants au passage”
Mais je trouvais que mon blogue allait être un simple endroit pour dévider mon fiel, ce que je ne voulais pas au départ.
Je ne vais que vous poser une question: “Que feriez-vous, si le soir de la remise du bulletin, vous vous présentiez à l’école de vos enfants pour vous apercevoir que leur père a fait croire à la direction qu’il était le responsable de l’éducation et que vous ne pouviez prendre possession des résultats de vos enfants avant que votre ex-conjoint ait donné son autorisation?”
J’ai dû respirer plusieurs fois profondément et me rassurer sur mes qualités et mes droits pour ne pas que la rage emporte toutes mes valeurs.
Je me suis sentie blessée, dépossédée, incomprise et encore une fois abusée.
J’en veux aussi à la direction de l’école qui a accepté les dires de mon ex-conjoint, sans preuve légale, mais qui, pour changer la situation demande une preuve de ma part sur mes droits de garde.
J’en veux au titulaire de ma fille qui semblait surprise de me voir, parce que le père avait mentionné que j’étais irresponsable et que c’était lui qui gérait l’éducation des enfants.
JE ME SUIS OCCUPÉE de l’éducation, des réunions de parents, de la remise du bulletin, des inscriptions, des rencontres avec la direction, de l’achat du matériel scolaire, de l’achat des vêtements, des lunchs, des collations dès que les enfants sont entrés dans le système scolaire. Sept ans pour être précise. C’est la première année où je me suis moins impliquée, parce que la communication est impossible et que j’étais sans emploi et sans pension alimentaire.
J’étais sans pension alimentaire parce qu’incapable de prendre une entente raisonnable sans avocat et incapable de me payer un avocat. Sans emploi parce qu’épuiser par deux ans de tortures mentales. Incapable de communiquer parce que mon EX a une plainte de voie fait et de menaces de mort déposée contre lui depuis qu’il s’est attaqué à mon amoureux.
ET C’EST MOI QU’ON EMPÊCHE DE CONSULTER LES RÉSULTATS SCOLAIRES, C’EST MOI QU’ON SOUPÇONNE D’IRRESPONSABILITÉ?
La rage et l’impuissance m’envahissent à nouveau et je me prends à regretter de ne pas être capable de plus violence…Pas longtemps; Je préfère être bien avec moi-même que de punir plus petit que moi.
Par contre, je suis décidée à ne plus laisser mon ex me brimer et à prendre les actions nécessaires retrouver ma liberté de vivre et mes droits parentaux.
Ce billet sur mon blogue sera mon seul acte de vengeance. Le reste de ma démarche sera légale et franche.
Si vous croisez l’imbécilité chronique, vous pouvez m’en parler, se comparer aide toujours à relativiser.
L’impact d’un blogue sur notre entourage novembre 21, 2007
Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi, Quotidien, psychologie.add a comment
Il m’arrive parfois de constater que les écrits ont plus de portée que les paroles. Je me relis alors et je m’aperçois du sens que mes propos peuvent avoir du point de vue du lecteur. C’est le métier qui rentre j’imagine!
J’ai écrit un texte sur le fait que les gens qui m’entourent seront parfois le sujet de mon blogue. Parfois de manière détournée, d’autres fois directement. Je n’ai pas l’intention de me servir de ce blogue pour régler les comptes avec qui que ce soit, mais une discussion avec un collègue, un événement ou une phrase d’un ami peuvent devenir le propos d’un futur billet.
Ceux qui me liront et penseront se reconnaître pourrait alors penser que je leur en veux, que je me sers de ce blogue pour jeter mon fiel et que j’aurais dû leur parler directement.
Ils auront raison. Quand quelque chose me touche vraiment, je devrais avant tout m’expliquer avec les personnes concernées. Mais le plus souvent, ils devront prendre mes commentaires pour ce qu’ils sont…DES OPINIONS GROSSIES À LA LOUPE POUR FAIRE RÉAGIR.
C’est évident que même si mon blogue est souvent autobiographique, j’y évolue comme personnage. Ma plume est le reflet de ma pensée plus caustique, plus ironique, plus directe. Pour le lecteur, c’est alors diificile de faire la part entre la réalité et la fiction, entre ma personnalité et ma plume entre mes opinions réelles et celles souvent plus tranchantes de mon blogue.
Normalement, lorsque j’écris sur un sujet, c’est qu’il est déjà en flottement dans ma tête depuis un moment et que soudain, une petite phrase, à l’apparence anodine, déclanche mon envie de pianoter sur mon clavier pour exposer mon point de vue.
J’ai commis quelques erreurs déjà. Chaque fois je me suis excusée. J’avais écrit à tort une chronique hargneuse sur Patrick Lagacé. Je lui avais envoyé le lien vers mon billet dans un courriel. Il m’a répondu, avec calme et je me suis sentie petite. J’ai repris mon clavier et je lui ai présenté mes excuses en lui expliquant ma réaction plutôt que de me braquer contre lui. Résultat, une saine discussion et une compréhension de la réalité de l’autre.
De là l’importance de chausser les souliers des autres http://natacha34.wordpress.com/2007/11/06/chausser-les-souliers-de-quelquun-et-relativiser/
Aux mêmes bons entendeurs que la dernière fois…Je dis: “SANS RANCUNE AUCUNE”. J’avoue, avec humilité que le fait d’avoir de la facilité à écrire et d’avoir l’opportunité d’être lue ne me donnent pas le droit de blesser indument les gens, surtout ceux que j’apprécie.
Je ne suis pas un homme! novembre 21, 2007
Posted by natacha34 in Opinion, psychologie, sexe.add a comment
Je ne suis pas féministe. Au risque de me faire lapider par les femmes des générations passées, qui ont dû se battre pour avoir des droits dont je dispose maintenant, je le clame sans gêne…JE NE SUIS PAS FÉMINISTE.
Je suis pour l’équitabilité plutôt que l’égalité des sexes. Je ne veux pas être l’égale de l’homme, JE NE SUIS PAS UN HOMME.
Physiquement, psychologiquement, génétiquement, il y a trop de différences entre moi et le mâle pour que j’essaie de lui ressembler. De plus, si je m’y efforcais, je perdrais alors les qualités propres aux femmes et qui font de moi ce que je suis fière d’être. JE SUIS UNE FEMME.
Comprenez-moi bien, je ne suis pas en train d’élever la testotérone au rang d’élite. Je ne dis pas que nous sommes inférieures. Je dis que nous sommes DIFFÉRENTS.
Je regardais dernièrement un reportage sur la formation des pompiers de Paris. Les femmes étaient incapables, physiquement de réaliser certaines épreuves prévues au programme.
Attention encore, je ne généralise pas. Je sais qu’il y a de petits hommes faibles et de très grandes femmes fortes, mais dans la majorité des cas, la femme fait piètre figure en compétition physique contre un homme.
Par contre, que ceux et celles qui réalisent les mêmes exploits et qui remplissent exactement les mêmes fonctions recoivent le même salaire.
À TRAVAIL ÉGAL, SALAIRE ÉGAL. Cela devrait être réglé depuis longtemps.
Ce genre d’injustice me révolte tout autant que la plus féministe des femmes. Mais je le répète: JE SUIS UNE FEMME, JE SUIS HEUREUSE DE L’ÊTRE ET JE NE VOUDRAIS NI ÉCHANGER MES FORCES CONTRE CELLES D’UN HOMME, NI RENIER LES CARACTÉRISTIQUES QUI ME DISTINGUENT.
Promener quelques articles en magasin – Où comment contrôler les dépenses inutiles novembre 19, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, divers, psychologie.add a comment
Je suis dans un magasin à rayon, avec ma soeur et mon amoureux. Ma soeur et moi nous extasions sur deux ou trois articles par rangée. Si nous avions l’argent et l’irresponsabilité nécessaires, nous achèterions quantité d’objets inutiles.
Après quelques minutes de ce manège, je prends quelque chose sur une tablette, je le dépose dans le panier et je dis, sur le ton banal de la conversation: “Je vais le promener au peu“. Ma soeur aquiesce pendant que le visage de mon homme se tord et se transforme en point d’interrogation.
Je réponds à sa question muette candidement: “C’est héréditaire mon amour, ma mère, ma soeur et moi le faisons. Quand nous voyons un article qui nous intéresse, que nous avons envie d’acheter, nous le déposons dans le panier, nous le promenons à travers le magasin et dans 95 % des cas, après quelques minutes, nous réfléchissons et nous constatons que ce n’est pas un besoin et que nous ne l’achèterons pas. Nous le redéposons donc sur la tablette“.
Je vois un peu d’incrédulité dans les yeux de mon homme, je vois qu’il pense peut-être même à nous faire interner. Je continue mon explication: “Ainsi, notre besoin compulsif d’acheter est momentanément comblé. Nous avons le temps de nous calmer et de réaliser la frivolité de cette impulsion et de nous questionner sur sa réelle signification.”
Tous les moyens sont acceptables pour contrôler les dépendances et contrer la surconsommation. C’est celui “borderline” entre l’humour et la folie que ma famille a développé.
Récemment, mon amoureux a ajouté une règle, que je m’efforce maintenant de suivre. Je promène les articles, mais je les rapporte sur le bon rayon quand l’adrénaline de l’achat compulsif est retombé. Suggestion astucieuse, je soupconne mon brillant homme d’avoir compris que l’obligation de rapporter les objets à leur place amoindrissait l’envie de les déposer dans le panier.
La semaine dernière, je partageais cette habitude sur l’heure du lunch. J’ai appris qu’il y avait d’autres trucs de ce genre. Une collègue racontait que chez Winners, quand elle aime une paire de souliers, elle la chausse pour faire son shopping, le temps de voir s’ils lui blessent les pieds avant de les acheter.
ET VOUS, avez-vous des trucs de “SuperMagasineuse”
pour la période des fêtes?
L’importance de faire des enfants après notre crise d’adolescence! novembre 14, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, famille, psychologie.add a comment
Je ne suis plus capable d’entendre les professeurs de mes enfants répéter à tour de rôle la même phrase. Je croyais l’avoir évitée avec le petit dernier, mais dimanche soir, pendant que je brassais la sauce pour les pâtes, l’enseignante de musique de mon fils a téléphoné.
“Madame Grenon, tout d’abord, je dois vous dire qu’Arnaud a une intelligence supérieure à la moyenne et qu’il travaille très bien. Le seule problème, c’est qu’il éprouve quelques difficultés à écouter les consignes“.
Je n’ai pas voulu des enfants “GAGAGOUGOU“. J’ai voulu des enfants “groundés“, ouverts d’esprit, capable d’avoir un opinion et de l’exprimer.
J’ai les enfants que je mérite. J’ai eu mes enfants alors que j’étais encore extrêmement rebelle à toute forme d’autorité. Alors que je cherchais encore ma place dans la société tout en la rejetant.
Je pense que mes enfants sont brillants et qu’ils sauront plus tard se servir à bon escient des outils que j’ai voulu leur transmettre. MAIS EN ATTENDANT, j’ai des enfants qui se pensent parfois (pour ne pas dire souvent) plus brillants que leur professeur ou que les adultes en général et qui ne savent pas respecter l’autorité.
Je me suis rendu compte trop tard qu’un cerveau d’enfant était trop entier pour savoir doser et qu’un enfant utilisait déjà trop la manipulation instinctivement pour avoir besoin de se la faire inculquer.
Je ne veux pas regretter, je veux juste discuter de mes apprentissages et peut-être aider des parents à faire de meilleurs choix d’éducation.
Je veux aussi admettre que j’étais trop jeune. Que bien que nous soyons physiquement à notre meilleur dans la jeune vingtaine pour enfanter, nous sommes certainement psychologiquement plus apte dans la trentaine, quand nos bibittes psychiques sont mieux gérées, sinon réglées.
J’ai des enfants que j’adore, des enfants un peu…marginaux…des enfants qui s’obstinent sur tout, des enfants qui donnent leur opinion, des enfants plus matures sur certains aspects et si petits sur d’autres.
J’ai trois merveilleux enfants que j’adore, à qui je fais confiance pour devenir des adultes passionnés et passionnants, mais qui d’ici là, me font pousser quelques soupirs de découragement.