Pression, motivation, réaction, rédaction février 28, 2008
Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi.1 comment so far
Il y a plus de vingt ans, j’avais déjà en tête d’écrire un roman. Je me voyais écrivaine connue, invitée à un talk-show pour présenter son nouveau livre déjà meilleur vendeur après deux jours en librairie.
L’écriture était le seul moyen que j’avais d’exprimer mes vrais sentiments. Pour annoncer une mauvaise nouvelle à ma mère, pour exprimer sentiment d’abandon à mon père, pour crier mon intolérante douleur d’être, je prenais un crayon et je noircissais plusieurs pages de mon écriture serrée. Sur les feuilles s’étiraient des ronds de larmes et des traces laisséess par le frottement de ma main gauche sur chaque ligne écrite.
J’étais jeune, j’étais naïve, j’étais intense et l’écriture contribuais à dramatiser encore davantage des situations déjà tragique.
Mon écriture continue à théatraliser ma vie et ma vie reste souvent le scénario d’un mauvais film de série B. Quand j’attrape un crayon ou que je laisse courir mes doigts sur un clavier, les mots se bousculent pour exprimer le moindre petit sentiment ou le plus infime détail d’un événement.
Plusieurs fois je me suis demandé si j’étais plus souvent victime d’incidents ou si j’étais simplement plus sensible aux côtés comico-tragiques de ces moments.
C’est peut-être ce qui fait le talent du conteur, l’imagination de l’écrivain, l’originalité d’un scénariste qui surprend, le sens du timing de l’humoriste.
Il m’arrive d’être déçue de mes choix de vie, je me reproche parfois mon manque d’ambition, ma lâcheté.
Plus j’avance dans la vie, plus j’ai peur. Mon ultime crainte de me décevoir de manière irrévocable, c’est de ne jamais trouver la force ou l’inspiration ou ce qui me fait défaut pour atteindre mon objectif et écrire ce roman.
Mon orgueil, mon esprit de compétition, mon manque de confiance et ma paresse sont les ingrédients d’un cocktail aussi motivant qu’angoissant. Au travail et dans les autres sphères de ma vie, pour que je m’attèle à la tâche et que je performe, il faut me défier, me serrer dans un délai impossible et m’obliger à prouver ma valeur.
Je donnerai le meilleur de moi-même, dans un sprint final, je serai à la fois fière de mon travail et convaincue de décevoir. Je prendrai mal les éloges, je les repousserai même car je n’y croirai pas et malgré la satisfaction évidente du client, je resterai toujours sur ma faim, à la recherche de toujours plus de reconnaissance.
Ce que j’ai besoin pour écrire ce roman? D’un éditeur assez fou pour me faire une avance et me dire qu’il veut sur son bureau un manuscrit de trois cents pages dans deux mois.
Lettre à mon adolescente janvier 28, 2008
Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, amour, famille, psychologie.add a comment
Ma belle beauté,
Quand j’avais ton âge…
Non, rassures-toi, je ne te servirai pas un sermon sur ce que je comprenais mieux que toi au même âge. Je pensais te démontrer que la vie n’est qu’une roue qui tourne.
Les enfants deviennent parents, puis grands-parents. Les parents vivent les tourments qu’ils ont fait subir à leurs parents auparavant et les grands-parents voient leurs enfants souffrir comme ils ont soufferts quand ils étaient parents de ses enfants devenus parents.
C’est le cycle de la vie. Tout serait plus simple si nous naissions avec la sagesse, mais la sagesse s’acquiert avec l’expérience et l’expérience est souvent plus enrichissante quand elle nous questionne, nous bouleverse et nous blesse.
AH! Quelle chienne de vie!
Même si je t’expliquais les panneaux identiques dans lesquels je suis tombée à ton âge, même si je te racontais que comme toi je n’arrivais pas à faire la part des choses, même si je t’avouais que je croyais tout comprendre alors que je ne comprenais rien, ce serait inutile puisque tu es exactement comme moi à ce moment là.
En soirée, quand tu n’es pas collée sur moi pour regarder la télévision en me faisant tes petits yeux suppliants pour que j’aille chercher les raisins, le matin, quand je ne ramasse pas un chandail que tu as abandonné en te changeant pour la enième fois avant de partir pour l’école, l’après-midi, quand tu ne demandes pas, même avant d’enlever tes bottes, ce qu’on mange pour souper et le soir, quand je passe plusieurs minutes à te flatter le dos et à discuter dans ton lit avant de te dire bonne nuit, pour m’arrêter de pleurer je me répète que c’est le cycle normal et que je ne t’ai pas totalement perdue.
Si tu étais une amie, si tu étais adulte, je pourrais te faire voir les deux côtés de la médaille. Je pourrais te faire comprendre que si tu te sens mal chez moi, c’est autant, sinon plus de la faute de ton père et du fait qu’il n’a pas cessé de vouloir m’empêcher de reprendre le contrôle de ma vie, sans essayer de tout détruire.
Mais tu es mon enfant. Comme adolescente et plus tard, dans ta quête de vérité, comme jeune adulte, tu rejetteras facilement le blâme sur ta mère.
Tout est tellement toujours la faute de la mère.
Mon adolescente, ma belle beauté, ma fragile et hypersensible, ma gâtée, mon ingrate, ma bornée, ma drôle, ma douce, ma serviable, mon insécure, ma dépendante, ma belle, ma charmante, ma brillante,
Ma fille, je t’aime et le rejet que je ressens depuis que tu habites chez ton père m’envahis comme une vague déferlante, parfois juste en voyant une jeune fille sur la rue.
Tu me manques et je t’aime et je tâche de me rappeler que si j’avais su ce que je sais, je n’aurais jamais accusé uniquement ma mère d’avoir détruit notre famille et mon père.
Reviens-moi quand tu peux
L’impact humaine sur le cours de la vie janvier 16, 2008
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, psychologie.add a comment
Notre vie est jalonné de petits et de grands moments qui façonneront notre personnalité. Certains nous amènerons à repousser nos limites et à découvrir de nouvelles forces, d’autres nous briseront les ailes et nous plongeront dans l’incertitude et la remise en question.
Positifs ou négatifs ces moments charnières de notre existence nous guideront vers une meilleure connaissance de notre moi et une compréhension supérieure du monde qui nous entoure.
Paroles blessantes, livres, voyages, rencontres, musiques, échecs et réussites, accidents, maladies, amours, mariage, naissances, déménagements, perte d’emploi, études sont tous des occasions de grandir ou de se refermer.
Quand j’avais sept ou huit ans, le dimanche, je dînais chez mes grands-parents maternels. Les frères et soeurs de ma mère étaient jeunes et n’étaient pas encore partis de la maison. Nous nous retrouvions donc douze à tables. Mes oncles et mes tantes étaient des modèles pour moi et particulièrement mon parrain que je vénérais. Il était beau, grand et fort et il m’amenait parfois dans sa voiture sport.
J’écoutais la musique de mon père, Beau Dommage, Harmonium, Janis Joplin, Offenbach, Diane Dufresne et d’autres.
Pour dire à mon parrain tout l’amour que j’éprouvais pour lui, j’avais préparé une chanson en modifiant les paroles de “Chanson pour Elvis” de Diane Dufresne.
“Si tu savais…Joël, tout ce que t’étais pour moi! t’étais ma vie, parrain, t’étais tout ce que j’aimais“
Je lui ai chanté, après le dîner, devant tout le monde. Il m’a regardé et il s’est moqué de moi. Il avait 21 ans et il ne savait pas comment réagir et il me trouvait probablement ridicule.
De mon côté, je me suis sentie affreusement gênée. J’ai compris, peut-être à tort, qu’il ne fallait pas exprimer ses sentiments ainsi. Cette gêne m’a suivie longtemps. J’ai été quelqu’un qui ne voulait pas montrer ses sentiments avant d’être absolument certaine de ne pas se faire repousser.
Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Je suis certaine que mon parrain a totalement oublié cet incident alors que pour moi, il a été source de malaise, de questionnement et de transformation.
L’impact de nos actions sur le cours de la vie est infiniment plus grand que nous le pensons.
Avez-vous des choses qui peuvent paraître anodines pour les autres qui vous ont marqués?
Travail permanent janvier 10, 2008
Posted by natacha34 in Argent, Ma vie à moi, Quotidien, Travail.1 comment so far
Je travaille au même endroit depuis sept mois. WOW! Mon contrat se termine le 31 janvier et je saurai bientôt si je serai enfin engagée officiellement.
Depuis mes débuts sur le marché du travail, je n’ai jamais eu de poste permanent. En fait, le seul poste où je n’étais pas à contrat, j’ai été remerciée cavalièrement après 18 mois.
Je ne serai jamais une permanente et je ne saurai jamais vraiment ce que je veux faire quand je serai grande.
Ce choix a ses bons et ses mauvais côtés. NORMAL!
Je ne resterai jamais à un poste pour ne pas perdre mes avantages même s’il me rend malheureux, mais je n’aurai jamais les avantages d’un poste permanent.
Je ne m’ennuierai jamais dans un emploi routinier où je m’enlise, mais je devrai toujours apprendre en vitesse de nouveaux dossiers, une nouvelle méthode de travail et toujours nouer de bonnes relations avec de nouveaux collègues.
Plus je vieillis, plus j’aimerais trouver une certaine forme de sécurité pour pouvoir me concentrer sur ma vie personnelle qui est combien plus importante que ma vie professionnelle.
Je devrais peut-être retourner aux études et choisir une profession plus payante que stimulante?
Je pourrais, mais je me connais; si je suis malheureuse dans mon milieu de travail où je passe le tier de mon temps, je suis MALHEUREUSE POINT!
Chienne de vie!
TROP PLEIN…Désolée! janvier 7, 2008
Posted by natacha34 in Argent, Colère, Drame, Ma vie à moi, amour, famille.1 comment so far
Si je ne me retenais pas aujourd’hui, je sombrerais dans une période où j’en voudrais beaucoup à la vie et à certaines personnes, où je commencerais à douter de la sincérité des gens qui m’entourent et qui m’aiment et où je refuserais de voir les bons côtés pour ne voir que les malheurs qui s’abattent sur moi.
Comme le dit Luc De Larochelièrre dans une chanson: MON DIEU PROMET MOI QUE L’ENFER EXISTE – Six pieds sur terre il y a trop de salaud et quand ils meurent il en nait aussitôt. Six pieds sur terre il y a trop de crétins qui nous assomment juste pour se faire la main. Six pieds sur terre il y a trop de bourreaux qui assassinent comme on fait un boulot.
J’ai passé 13 ans avec le père de mes enfants…Il y a eu des bons moments, des moins bons. Je ne peux pas croire que les choses se passent ainsi entre deux personnes quand l’amour s’éteint.
Je ne peux pas croire qu’il ne fera pas un lâcher prise…même après presque trois ans. Il ira jusqu’au bout de sa colère, de sa peine et de sa frustration, même s’il heurte ses enfants au passage.
Je l’ai quitté parce que je ne l’aimais plus…Je commence à le haïr…
Avoir des enfants ou pas janvier 4, 2008
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.add a comment
J’aurai 35 ans dans environ un mois. Je suis mère de trois enfants qui le sont de moins en moins. C’est arrivé dans mon dos. Où étais-je quand mes filles sont devenues des adolescentes qui briguent de plus en plus leur indépendance?
Cette fois encore, je réalise qu’on ne réinvente pas la roue. Je nage en plein cliché.
Le temps passe si vite qu’hier encore mes filles avaient besoin de moi pour attacher leurs souliers. J’ai bien eu quelques avertissements mais je les ai occultés.
Ma naïveté, ma candeur me faisait croire que je ne traverserais pas les affres du détachement. Mes filles m’aiment toujours, mais elles sont plus critiques et moins présentes.
J’ai toujours su, intrinsèquement que j’aurais des enfants. Ce n’était pas une question, ni un choix, c’était une évidence. Mon corps était génétiquement programmé pour donner la vie.
Je vous l’ai dit, j’aurai bientôt 35 ans. Mon “bébé” à presque neuf ans. J’ai eu mes enfants très jeunes, de manière irréfléchie. Je me retrouve maintenant plus mature, plus outillée avec un homme dans ma vie que j’aurais voulu pour père de mes enfants.
J’ai pour la première fois quelques regrets, mais je les chasse par les côtés positifs d’être si jeune, d’être si amoureuse et d’avoir déjà de si grands enfants. J’aurais tellement voulu partager ces moments intenses avec un homme sensible, fort et brillant.
Mon amour m’a offert quelque chose de précieux. En me regardant dans les yeux, il m’a dit qu’il se proposait pour guider mes enfants et les accompagner vers l’âge adulte comme s’ils étaient les siens.
J’aurai bientôt 35 ans, je le répète encore….et je n’aurai plus d’enfants.
Et si je me donnais enfin le droit d’exister? décembre 21, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.2 comments
“Ce que cache mon langage, mon corps le dit.
Mon corps est un enfant entêté,
mon langage est un adulte très civilisé… “Roland Barthes
Je suis née par la faute d’un condom défraîchi. Je suis le résultat de la naïveté d’une adolescente de quinze ans et du taux élevé de testostérone d’un jeune homme de dix-neuf ans.
En vérité, il n’y avait même pas de condom, mais depuis que je veux écrire, j’ai toujours dit que mon roman allait commencer par cette phrase qui démontre bien le non-désir d’enfanter dont je suis le fruit.
Je suis la conséquence d’un accident. Un rappel constant de la suffocation ressentie par mon père, quand il apprit qu’il allait le devenir. Le passage brutal vers le monde des adultes. Je suis le lien qui enchaîne. Je suis une calamité, avant d’être née.
Il y avait l’avortement, il y avait l’adoption, il y avait la possibilité d’aller au bout de ses rêves malgré tout. Mes parents ont choisi l’aboutissement de leur étourderie.
Par défi? Pour se punir? Par obligation? Par soumission? Par peur?
Par inconscience? Par innocence? Par ignorance? Par amour? Par choix?
Par insouciance? Par imprudence? Par folie?
Je ne pense pas connaître la réponse un jour.
Mon père fût avare de ses sentiments pour moi jusqu’à sa mort. Ma mère n’ouvre son âme qu’à elle-même ou peut-être même à personne.
La communication, l’expression des sentiments et la recherche du réel ”moi ” ne sont pas choses courantes dans ma famille.
Où ai-je puisé cette hypersensibilité?
Toutes formes de rejet me déstabilisent. Toutes critiques me monopolisent.
ET SI J’ARRÊTAIS DE ME SENTIR DÉPLACÉE? ET SI JE ME LIBÉRAIS ENFIN ET ME DONNAIT LE DROIT D’EXISTER?
J’organise le party de noël de mon bureau en équipe. Quelques personnes semblent déçues. Et si j’arrêtais de penser que je suis la seule responsable et que j’ai perdu l’estime de mes collègues?
Mon directeur me rencontre pour me parler du prolongement de mon contrat et il en profite pour me donner une évaluation de mon travail, en me rappelant l’importance de respecter les échéanciers. Et si j’arrêtais de penser que je ne vaux rien et que n’importe qui pourrait réussir mieux que moi à mon poste?
Ma fille de quatorze ans choisit de vivre avec son père pour un temps. Et si j’arrêtais de croire que je n’ai pas su lui donner ce dont elle avait besoin?
Mon conjoint me reproche de trop dépenser ou passe un simple commentaire sur mes décisions. Et si j’arrêtais de me remettre en question au moindre commentaire? Et si je devenais assez sûre de moi pour foncer quand je pense savoir quoi faire?
Ma mère répète une fois de plus ce qu’elle fait mieux que moi, par orgueil et esprit de compétition entre deux femmes d’une même génération. Et si je l’écoutais en riant, en prenant ses propos à la légère sans me sentie diminuée?
Mon ex raconte que je suis irresponsable et tente par tous les moyens de me faire culpabiliser. Et si j’arrêtais simplement d’écouter et que je me concentrais sur ma vie et mon évolution?
Mon miroir me renvoie une image biaisé par l’image de la beauté véhiculée par la société. Et si j’arrêtais de croire que je dois plaire à tout le monde et que j’acceptais mon corps tel qu’il est, en le mettant en valeur par ma beauté intérieure et ma sérénité?
Cette affirmation de moi passe par une seule avenue. Et si j’arrêtais de croire que le monde entier me rejette simplement parce que je n’étais pas désirée par mes parents?
Je me sens libre décembre 20, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, Travail, amour, famille.add a comment
Je me sens libre, j’ai envie de me lancer dans une nouvelle vie…avec pour seul filet, mon homme.
Côté travail – J’occupe un poste temporaire, dans une agence de publicité. Mon contrat est prolongé d’un mois, chaque mois, depuis deux mois. Je ne suis donc pas emmêlée dans des conditions qui me feraient réfléchir avant de quitter un emploi.
Côté foyer – Mon appartement sera repris par la propriétaire en juillet. Elle en a marre de Montréal et veut revenir vivre dans son gros village. Parfait, j’en ai marre de son gros village où les gens pensent que le ASIA, sur Grande-Allée, sert une bonne cuisine asiatique.
Côté cercle d’amis - Je suis une fille malgré tout assez solitaire. J’ai depuis peu un groupe d’amis que je vois plus régulièrement, que je ne perdrai certainement pas pour une question de kilomètres. Au contraire, nous pourrons nous faire découvrir nos régions respectives.
Côté cordon ombilical et noyau familial - Il est coupé, depuis quelques années. Plus besoin de validation auprès de ma mère, plus besoin non plus de tout lui dire à la minute près. Tant qu’à mon père, à Ste-Rose-du-Nord ou à Caracas, il me suit partout.
Côté sentiment d’appartenance – Malgré le fait que je n’ai pas encore eu la chance de voyager, je suis définitivement une citoyenne du monde. Québec n’est pas ma ville, le Saguenay n’est plus complètement mon habitat naturel et le reste du monde est à découvrir.
Côté EX-conjoint - À l’inverse de mes amis, quelques kilomètres de distance entre lui et moi ne sauraient faire de tort.
Côté maternel – Patatras!, ma liberté vient d’en prendre un coup. Scraatch!, mon coeur se déchire, Gargl! mes poumons sont comprimés, Crash! ma tête est tiraillée, Teuf-teuf! mon âme essouflé.
STOP! Je ne vais pas me laisser abattre. Je vais trouver une solution. Il y a toujours une solution.
JE ME SENS LIBRE, mais ma liberté est bien fragile et dépendante du bonheur de ceux que j’aime!
Résolutions 2008 – Ne pas prendre de résolution que je ne tiendrai pas! décembre 18, 2007
Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi, Quotidien, divers, psychologie.2 comments
Une conversation téléphonique avec un ami m’a remise en question.
Mon hypersensibilité s’ajoute au manque de confiance bien camouflé sous un air crâneur.
La plus infime critique me plonge dans un processus en plusieurs étapes; honte, gêne, peur et/ou certitude de décevoir, paranoïa, malaise, apitoiement et dénigrement.
Les étapes se chevauchent et s’entremêlent et dansent dans ma tête au son d’une musique stridente, impossible à faire taire.
Le processus est temporairement suspendu par une autre interminable procédure de reconstruction de mon estime; Respiration profonde, lecture d’écrits philosophiques et psychologiques, revalorisation de mes forces, acceptation de mes faiblesses et lâché prise.
Le coup de fil fatal venait d’un ami: “Natacha, je suis maintenant un lecteur assidu de ton blogue et tu n’a pas écrit depuis le 12 décembre. Quand on se met à écrire un blogue et à avoir des lecteurs, on se doit d’écrire chaque jour.”
IL A RAISON. Si je relis mon premier billet, je me suis promis d’essayer d’écrire quotidiennement, justement pour en prendre l’habitude et espérer un jour accoucher de ce roman que je porte depuis des années.
Je sais que son commentaire n’était pas négatif. Il voulait simplement me dire qu’il appréciat mes textes et en espérait de nouveaux depuis quelques jours. S’il me blesse, c’est qu’il touche une corde sensible. Je n’ai pas tenu ma promesse. Je me suis donnée l’excuse facile de manquer de temps pour délaisser mon blogue. J’ai pourtant mille sujets qui dorment et qui ne demandent qu’à être rédiger…IL ME MANQUE UN PEU DE VOLONTÉ.
La vérité est la même depuis ma jeunesse. J’ai une certaine facilité pour plusieurs choses et je m’asseois dessus pour finalement l’utiliser pour n’être que dans la moyenne.
JE SUIS LÂCHE et c’est un défaut difficile à se départir! À moins que je ne veuilles pas assez devenir écrivaine? RIDICULE…Je le veux depuis mon adolescence sans pourtant y mettre les efforts LÂCHE je vous dis.
Je me déçois, je vous déçois et je suis déçue!
Ma résolution cette année sera de ne pas prendre de résolutions que je ne tiendrai pas et de tenir celles que je prendrai derrière mon dos!
Merci à l’ami au téléphone de m’avoir botté le cul! Un point positif…Le processus a été bref. J’ai brûlé les étapes et me suis simplement remise à l’écriture.
Aimer, s’abandonner, espérer et craindre le pire! décembre 12, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, amour.1 comment so far
Je me suis réveillée ce matin, je me suis collée au corps chaud de mon homme. Je lui ai flatté le dos, je lui ai dit que je l’aimais, que j’avais envie de lui. Je me suis levée, j’ai réveillé mon fils, ma fille. J’ai aidé mon fils à terminer ses devoirs, je me suis coiffée, j’ai donné à ma fille l’argent pour le lunch, ses billets de bus. Je lui ai expliqué comment me rejoindre ce soir au centre commercial. J’ai préparé le super bol de céréales, yogourt, canneberges, raisins pour mon garçon. J’ai réveillé mon amour. J’ai fait le tour pour être certaine de ne rien oublier. Je suis sortie de la maison. Je me suis rendue au bureau en voiture avec mon amoureux. Je l’ai embrassé. Je lui ai dit qu’il me manquait déjà, que j’avais déjà hâte de le rejoindre à Montréal samedi matin. Je suis descendue de la voiture. Je suis montée à mon bureau. J’ai enlevé mon manteau, mes bottes, j’ai mis mes souliers. J’ai replacé mes cheveux. Je me suis assise, j’ai ouvert mon ordinateur et soudainement, la peur s’est emparée de moi.
Sans m’avertir, sans raison apparente, la peur est devenue envahissante. J’avais le sentiment profond que j’allais perdre mon homme. Malaise. Je voulais balayer d’une main confiante cette crainte inexplicable, mais elle revenait me narguer sans relâche.
J’ai pris le téléphone, j’ai entendu la voix rassurante de JF qui se moquait gentiement de cette peur. Il me répétait son désir d’être avec moi, son amour, il me disait qu’il n’y avait que moi.
J’ai raccroché, j’ai respiré, j’ai essayé de me calmer, de repousser cette angoisse. J’ai tenté de me convaincre que j’étais fragilisée par l’abandon temporaire de ma fille. J’ai fermé les yeux et j’ai commencé à travailler.
Toute la journée, chaque fois que je m’arrêtais quelques minutes, le trouble resurgissait. Il y a de ces journées qu’on préfèrerait effacer et recommencer.
Mon homme ne m’a jamais donné de raisons de douter de lui. Il est un ami, un amant et un confident fidèle toujours présent et à l’écoute. Il donne sans compter, à moi, à mes enfants.
Pourquoi alors mes mains sont froides au moment d’écrire ces lignes? Pourquoi le doute m’assaille encore?
Je n’ai auparavant jamais assez aimé pour avoir peur de perdre? La vie s’acharne à me déstabiliser.
Mon père m’a répété si souvent que d’une manière ou d’une autre, on payait toujours pour nos fautes, nos faiblesses. Une sorte de payer au suivant. C’est ainsi que la vie nous faisait comprendre l’impact de nos actes selon lui.
Hé! la vie, puis-je faire un pacte avec toi? Je te fais la promesse de ne plus blesser les gens par mes gestes irréfléchis. Je jure de ne pas vivre égoïstement en ne pensant qu’à mes besoins tout en minimisant mon influence sur le bonheur des autres. Je déclare vouloir tout faire pour être honnête envers les gens que j’aime et cohérente avec mes valeurs….SI VOUS ME PROMETTEZ DE NE PAS M’ENLEVER MON AMOUREUX. Je l’ai trouvé, je le garde!