L’argent fait le malheur février 5, 2008
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Les Lavigueur, vraie ou fausse, l’histoire est pathétique. Une famille se déchire. Vraie ou fausse, l’histoire se répète dès qu’il est question d’argent.Succession, divorce, gros lot, prêt, don, salaire, cadeau ; l’envie et le désir de justice prennent d’assaut les protagonistes de l’épopée.J’ai une amie dont la mère a été jetée à la porte par les enfants de son conjoint, sans rien, après qu’il fût décédé sans testament. Des enfants, dont elle avait pris soin pendant plus de 12 ans.J’ai une cousine qui se bat avec la famille de son conjoint, qui s’est suicidé deux jours après qu’elle l’ait quitté. Elle veut simplement vendre la maison et récupérer la part qui lui revient.J’ai un père, mort sans testament. Ici aucun déchirement sur la place publique, aucun réel drame, j’ai toujours dit que je ne me battrais jamais pour l’argent. Mais parfois un questionnement sur les volontés de mon père versus la réalité légale d’un décès sans testament.J’ai des amis qui s’inquiètent de leur avenir, qui pensent quotidiennement à leur problème d’argent, qui investissent dans leur REER et qui jugent mon style de vie totalement différent. J’avoue que je juge le leur avec autant d’ardeur.L’argent est un sujet tabou. L’argent est sale. L’argent se gagne durement. L’argent se mérite. L’argent apporte la sécurité à certains et l’angoisse à d’autres.Je ne serai jamais riche, à moins de gagner le gros lot. Je ne serai jamais riche, je ne joue pas à la loto. L’argent s’échappe de mon compte en banque avec facilité. Si j’étais riche, je donnerais à tous ceux que j’aime autour de moi. Si j’étais riche, je resterais simple et je n’aurais pas plus le goût du luxe. Si j’étais riche, je continuerais à travailler, en faisant quelque chose que j’aime.Facile à dire les poches vides. Si j’étais riche, je serais confrontée à une nouvelle réalité qui révélerait sans doute une facette de moi que je ne connais pas encore.
Lettre à mon adolescente janvier 28, 2008
Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, amour, famille, psychologie.add a comment
Ma belle beauté,
Quand j’avais ton âge…
Non, rassures-toi, je ne te servirai pas un sermon sur ce que je comprenais mieux que toi au même âge. Je pensais te démontrer que la vie n’est qu’une roue qui tourne.
Les enfants deviennent parents, puis grands-parents. Les parents vivent les tourments qu’ils ont fait subir à leurs parents auparavant et les grands-parents voient leurs enfants souffrir comme ils ont soufferts quand ils étaient parents de ses enfants devenus parents.
C’est le cycle de la vie. Tout serait plus simple si nous naissions avec la sagesse, mais la sagesse s’acquiert avec l’expérience et l’expérience est souvent plus enrichissante quand elle nous questionne, nous bouleverse et nous blesse.
AH! Quelle chienne de vie!
Même si je t’expliquais les panneaux identiques dans lesquels je suis tombée à ton âge, même si je te racontais que comme toi je n’arrivais pas à faire la part des choses, même si je t’avouais que je croyais tout comprendre alors que je ne comprenais rien, ce serait inutile puisque tu es exactement comme moi à ce moment là.
En soirée, quand tu n’es pas collée sur moi pour regarder la télévision en me faisant tes petits yeux suppliants pour que j’aille chercher les raisins, le matin, quand je ne ramasse pas un chandail que tu as abandonné en te changeant pour la enième fois avant de partir pour l’école, l’après-midi, quand tu ne demandes pas, même avant d’enlever tes bottes, ce qu’on mange pour souper et le soir, quand je passe plusieurs minutes à te flatter le dos et à discuter dans ton lit avant de te dire bonne nuit, pour m’arrêter de pleurer je me répète que c’est le cycle normal et que je ne t’ai pas totalement perdue.
Si tu étais une amie, si tu étais adulte, je pourrais te faire voir les deux côtés de la médaille. Je pourrais te faire comprendre que si tu te sens mal chez moi, c’est autant, sinon plus de la faute de ton père et du fait qu’il n’a pas cessé de vouloir m’empêcher de reprendre le contrôle de ma vie, sans essayer de tout détruire.
Mais tu es mon enfant. Comme adolescente et plus tard, dans ta quête de vérité, comme jeune adulte, tu rejetteras facilement le blâme sur ta mère.
Tout est tellement toujours la faute de la mère.
Mon adolescente, ma belle beauté, ma fragile et hypersensible, ma gâtée, mon ingrate, ma bornée, ma drôle, ma douce, ma serviable, mon insécure, ma dépendante, ma belle, ma charmante, ma brillante,
Ma fille, je t’aime et le rejet que je ressens depuis que tu habites chez ton père m’envahis comme une vague déferlante, parfois juste en voyant une jeune fille sur la rue.
Tu me manques et je t’aime et je tâche de me rappeler que si j’avais su ce que je sais, je n’aurais jamais accusé uniquement ma mère d’avoir détruit notre famille et mon père.
Reviens-moi quand tu peux
TROP PLEIN…Désolée! janvier 7, 2008
Posted by natacha34 in Argent, Colère, Drame, Ma vie à moi, amour, famille.1 comment so far
Si je ne me retenais pas aujourd’hui, je sombrerais dans une période où j’en voudrais beaucoup à la vie et à certaines personnes, où je commencerais à douter de la sincérité des gens qui m’entourent et qui m’aiment et où je refuserais de voir les bons côtés pour ne voir que les malheurs qui s’abattent sur moi.
Comme le dit Luc De Larochelièrre dans une chanson: MON DIEU PROMET MOI QUE L’ENFER EXISTE – Six pieds sur terre il y a trop de salaud et quand ils meurent il en nait aussitôt. Six pieds sur terre il y a trop de crétins qui nous assomment juste pour se faire la main. Six pieds sur terre il y a trop de bourreaux qui assassinent comme on fait un boulot.
J’ai passé 13 ans avec le père de mes enfants…Il y a eu des bons moments, des moins bons. Je ne peux pas croire que les choses se passent ainsi entre deux personnes quand l’amour s’éteint.
Je ne peux pas croire qu’il ne fera pas un lâcher prise…même après presque trois ans. Il ira jusqu’au bout de sa colère, de sa peine et de sa frustration, même s’il heurte ses enfants au passage.
Je l’ai quitté parce que je ne l’aimais plus…Je commence à le haïr…
Avoir des enfants ou pas janvier 4, 2008
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.add a comment
J’aurai 35 ans dans environ un mois. Je suis mère de trois enfants qui le sont de moins en moins. C’est arrivé dans mon dos. Où étais-je quand mes filles sont devenues des adolescentes qui briguent de plus en plus leur indépendance?
Cette fois encore, je réalise qu’on ne réinvente pas la roue. Je nage en plein cliché.
Le temps passe si vite qu’hier encore mes filles avaient besoin de moi pour attacher leurs souliers. J’ai bien eu quelques avertissements mais je les ai occultés.
Ma naïveté, ma candeur me faisait croire que je ne traverserais pas les affres du détachement. Mes filles m’aiment toujours, mais elles sont plus critiques et moins présentes.
J’ai toujours su, intrinsèquement que j’aurais des enfants. Ce n’était pas une question, ni un choix, c’était une évidence. Mon corps était génétiquement programmé pour donner la vie.
Je vous l’ai dit, j’aurai bientôt 35 ans. Mon “bébé” à presque neuf ans. J’ai eu mes enfants très jeunes, de manière irréfléchie. Je me retrouve maintenant plus mature, plus outillée avec un homme dans ma vie que j’aurais voulu pour père de mes enfants.
J’ai pour la première fois quelques regrets, mais je les chasse par les côtés positifs d’être si jeune, d’être si amoureuse et d’avoir déjà de si grands enfants. J’aurais tellement voulu partager ces moments intenses avec un homme sensible, fort et brillant.
Mon amour m’a offert quelque chose de précieux. En me regardant dans les yeux, il m’a dit qu’il se proposait pour guider mes enfants et les accompagner vers l’âge adulte comme s’ils étaient les siens.
J’aurai bientôt 35 ans, je le répète encore….et je n’aurai plus d’enfants.
Et si je me donnais enfin le droit d’exister? décembre 21, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.2 comments
“Ce que cache mon langage, mon corps le dit.
Mon corps est un enfant entêté,
mon langage est un adulte très civilisé… “Roland Barthes
Je suis née par la faute d’un condom défraîchi. Je suis le résultat de la naïveté d’une adolescente de quinze ans et du taux élevé de testostérone d’un jeune homme de dix-neuf ans.
En vérité, il n’y avait même pas de condom, mais depuis que je veux écrire, j’ai toujours dit que mon roman allait commencer par cette phrase qui démontre bien le non-désir d’enfanter dont je suis le fruit.
Je suis la conséquence d’un accident. Un rappel constant de la suffocation ressentie par mon père, quand il apprit qu’il allait le devenir. Le passage brutal vers le monde des adultes. Je suis le lien qui enchaîne. Je suis une calamité, avant d’être née.
Il y avait l’avortement, il y avait l’adoption, il y avait la possibilité d’aller au bout de ses rêves malgré tout. Mes parents ont choisi l’aboutissement de leur étourderie.
Par défi? Pour se punir? Par obligation? Par soumission? Par peur?
Par inconscience? Par innocence? Par ignorance? Par amour? Par choix?
Par insouciance? Par imprudence? Par folie?
Je ne pense pas connaître la réponse un jour.
Mon père fût avare de ses sentiments pour moi jusqu’à sa mort. Ma mère n’ouvre son âme qu’à elle-même ou peut-être même à personne.
La communication, l’expression des sentiments et la recherche du réel ”moi ” ne sont pas choses courantes dans ma famille.
Où ai-je puisé cette hypersensibilité?
Toutes formes de rejet me déstabilisent. Toutes critiques me monopolisent.
ET SI J’ARRÊTAIS DE ME SENTIR DÉPLACÉE? ET SI JE ME LIBÉRAIS ENFIN ET ME DONNAIT LE DROIT D’EXISTER?
J’organise le party de noël de mon bureau en équipe. Quelques personnes semblent déçues. Et si j’arrêtais de penser que je suis la seule responsable et que j’ai perdu l’estime de mes collègues?
Mon directeur me rencontre pour me parler du prolongement de mon contrat et il en profite pour me donner une évaluation de mon travail, en me rappelant l’importance de respecter les échéanciers. Et si j’arrêtais de penser que je ne vaux rien et que n’importe qui pourrait réussir mieux que moi à mon poste?
Ma fille de quatorze ans choisit de vivre avec son père pour un temps. Et si j’arrêtais de croire que je n’ai pas su lui donner ce dont elle avait besoin?
Mon conjoint me reproche de trop dépenser ou passe un simple commentaire sur mes décisions. Et si j’arrêtais de me remettre en question au moindre commentaire? Et si je devenais assez sûre de moi pour foncer quand je pense savoir quoi faire?
Ma mère répète une fois de plus ce qu’elle fait mieux que moi, par orgueil et esprit de compétition entre deux femmes d’une même génération. Et si je l’écoutais en riant, en prenant ses propos à la légère sans me sentie diminuée?
Mon ex raconte que je suis irresponsable et tente par tous les moyens de me faire culpabiliser. Et si j’arrêtais simplement d’écouter et que je me concentrais sur ma vie et mon évolution?
Mon miroir me renvoie une image biaisé par l’image de la beauté véhiculée par la société. Et si j’arrêtais de croire que je dois plaire à tout le monde et que j’acceptais mon corps tel qu’il est, en le mettant en valeur par ma beauté intérieure et ma sérénité?
Cette affirmation de moi passe par une seule avenue. Et si j’arrêtais de croire que le monde entier me rejette simplement parce que je n’étais pas désirée par mes parents?
Je me sens libre décembre 20, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, Travail, amour, famille.add a comment
Je me sens libre, j’ai envie de me lancer dans une nouvelle vie…avec pour seul filet, mon homme.
Côté travail – J’occupe un poste temporaire, dans une agence de publicité. Mon contrat est prolongé d’un mois, chaque mois, depuis deux mois. Je ne suis donc pas emmêlée dans des conditions qui me feraient réfléchir avant de quitter un emploi.
Côté foyer – Mon appartement sera repris par la propriétaire en juillet. Elle en a marre de Montréal et veut revenir vivre dans son gros village. Parfait, j’en ai marre de son gros village où les gens pensent que le ASIA, sur Grande-Allée, sert une bonne cuisine asiatique.
Côté cercle d’amis - Je suis une fille malgré tout assez solitaire. J’ai depuis peu un groupe d’amis que je vois plus régulièrement, que je ne perdrai certainement pas pour une question de kilomètres. Au contraire, nous pourrons nous faire découvrir nos régions respectives.
Côté cordon ombilical et noyau familial - Il est coupé, depuis quelques années. Plus besoin de validation auprès de ma mère, plus besoin non plus de tout lui dire à la minute près. Tant qu’à mon père, à Ste-Rose-du-Nord ou à Caracas, il me suit partout.
Côté sentiment d’appartenance – Malgré le fait que je n’ai pas encore eu la chance de voyager, je suis définitivement une citoyenne du monde. Québec n’est pas ma ville, le Saguenay n’est plus complètement mon habitat naturel et le reste du monde est à découvrir.
Côté EX-conjoint - À l’inverse de mes amis, quelques kilomètres de distance entre lui et moi ne sauraient faire de tort.
Côté maternel – Patatras!, ma liberté vient d’en prendre un coup. Scraatch!, mon coeur se déchire, Gargl! mes poumons sont comprimés, Crash! ma tête est tiraillée, Teuf-teuf! mon âme essouflé.
STOP! Je ne vais pas me laisser abattre. Je vais trouver une solution. Il y a toujours une solution.
JE ME SENS LIBRE, mais ma liberté est bien fragile et dépendante du bonheur de ceux que j’aime!
Ma fille me quitte décembre 11, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, deuil, famille.add a comment
J’ai mal, je suis triste, je suis en colère, je me sens incompétente. Je trouve cela injuste, je pleure, mon coeur de mère saigne, j’enrage, je me questionne, je me fais des reproches.
Mon adolescente vient de choisir de vivre chez son père.
Quelqu’un a pénétré ma poitrine de son poing et m’enserre le coeur. Je suis inconsolable. Les belles paroles sur le fait que les enfants ne nous appartiennent pas volent en éclat. Une pression constante sur mes tempes troublent ma vision. Ma respiration est bloquée par une boule d’amertume.
Je me croyais capable de relativiser et d’analyser. Je suis pitoyable. Je me pensais prête à tout. Aucune mère n’est préparée à entendre son enfant choisir l’autre parent sans se sentir dépossédée et inadéquate.
Je voudrais hurler. Je voudrais entrer chez son père et la ramener de force, j’ai tellement mal.
Je regarde mes deux autres enfants et je ne fais que me demander s’ils partiront à leur tour.
Adolescence et ingratitude son synonyme.
Donner sans jamais être certain de recevoir. Faire des choix en sachant qu’ils nous seront reprochés. Punir pour éduquer en voyant la colère dans les yeux de nos enfants. C’est le rôle pénible du parent.
Les résultats sont à long terme et la gratitude vient souvent quand les enfants deviennent à leur tour parents.
Chronique de l’imbécilité chronique! novembre 30, 2007
Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, famille, psychologie.3 comments
Je suis sidérée par les actions minables que peuvent poser certaines personnes pauvre d’esprit. Tous les prétextes sont avancés pour permettre à l’imbécilité de se manifester.
J’ai la rage au coeur de ne pas être née plus vilaine et d’encaisser les coups sans broncher.
Je suis encore assez naïve pour croire à l’honnêteté et la bonté de l’humain et je me retrouve trop souvent amère, triste et dégoûtée.
L’être humain est foncièrement égoïste, revendicateur, profiteur et manipulateur. Son esprit de vengeance est égal à son incapacité à gérer sa peine et sa colère.
Pour comprendre que la rage, les représailles et la médisance sont des actes inutiles, il faut accepter nos limites, s’ouvrir aux autres, renoncer au contrôle et respecter la liberté de chacun.
Malheureusement, bien des hommes et des femmes en situation de crise réagissent sans réfléchir aux conséquences de leurs gestes, sur leur entourage et sur eux-mêmes.
Quand je suis confrontée à la violence psychologique et à la manipulation de bas étage, je suis stoïque. Je deviens alors frustrée par mon ambivalence. Ma sagesse acquise me dicte de ne pas rendre les coups, de rester cohérente avec ma vision de la vie. Ma nature humaine bouillonne. La rage monte en moi et m’étouffe avant de redescendre sans agir.
Je ne me défends pas. J’endure au point d’être bonasse. Je tolère jusqu’à atteindre ma limite et m’épuiser émotionnellement. J’encaisse les coups et mon entourage est éclaboussé. Je paie pour ma torpeur. Ce combat interne est exténuant.
J’aurai pu simplement vous dire: “Putain que j’en ai marre de mon ex qui fait tout en son pouvoir pour me polluer l’existence après plus de deux ans de séparation et qui malmène les sentiments de ses enfants au passage”
Mais je trouvais que mon blogue allait être un simple endroit pour dévider mon fiel, ce que je ne voulais pas au départ.
Je ne vais que vous poser une question: “Que feriez-vous, si le soir de la remise du bulletin, vous vous présentiez à l’école de vos enfants pour vous apercevoir que leur père a fait croire à la direction qu’il était le responsable de l’éducation et que vous ne pouviez prendre possession des résultats de vos enfants avant que votre ex-conjoint ait donné son autorisation?”
J’ai dû respirer plusieurs fois profondément et me rassurer sur mes qualités et mes droits pour ne pas que la rage emporte toutes mes valeurs.
Je me suis sentie blessée, dépossédée, incomprise et encore une fois abusée.
J’en veux aussi à la direction de l’école qui a accepté les dires de mon ex-conjoint, sans preuve légale, mais qui, pour changer la situation demande une preuve de ma part sur mes droits de garde.
J’en veux au titulaire de ma fille qui semblait surprise de me voir, parce que le père avait mentionné que j’étais irresponsable et que c’était lui qui gérait l’éducation des enfants.
JE ME SUIS OCCUPÉE de l’éducation, des réunions de parents, de la remise du bulletin, des inscriptions, des rencontres avec la direction, de l’achat du matériel scolaire, de l’achat des vêtements, des lunchs, des collations dès que les enfants sont entrés dans le système scolaire. Sept ans pour être précise. C’est la première année où je me suis moins impliquée, parce que la communication est impossible et que j’étais sans emploi et sans pension alimentaire.
J’étais sans pension alimentaire parce qu’incapable de prendre une entente raisonnable sans avocat et incapable de me payer un avocat. Sans emploi parce qu’épuiser par deux ans de tortures mentales. Incapable de communiquer parce que mon EX a une plainte de voie fait et de menaces de mort déposée contre lui depuis qu’il s’est attaqué à mon amoureux.
ET C’EST MOI QU’ON EMPÊCHE DE CONSULTER LES RÉSULTATS SCOLAIRES, C’EST MOI QU’ON SOUPÇONNE D’IRRESPONSABILITÉ?
La rage et l’impuissance m’envahissent à nouveau et je me prends à regretter de ne pas être capable de plus violence…Pas longtemps; Je préfère être bien avec moi-même que de punir plus petit que moi.
Par contre, je suis décidée à ne plus laisser mon ex me brimer et à prendre les actions nécessaires retrouver ma liberté de vivre et mes droits parentaux.
Ce billet sur mon blogue sera mon seul acte de vengeance. Le reste de ma démarche sera légale et franche.
Si vous croisez l’imbécilité chronique, vous pouvez m’en parler, se comparer aide toujours à relativiser.
Les carences affectives entraînent le dérèglement de nos sentiments novembre 27, 2007
Posted by natacha34 in Drame, Ma vie à moi, famille.1 comment so far
26 novembre 2007 – Audition à la cour pour des mesures provisoires en attendant mon divorce.
Chaque 60 secondes passées au palais de justice a été pour moi, seconde par seconde, une minute pour me rendre compte du résultat de ma carence affective.
Fallait-il que je manque à ce point d’amour? fallait-il que j’aie si peu d’estime de moi? Fallait-il que mes bases, mes valeurs soient si fragiles? pour que je crois savoir reconnaître l’amour et pour penser faire un bon choix.
Je ne pouvais reconnaître l’amour. Je n’avais jamais ressenti celle de mon père et je me jetais dans les bras du premier garçon qui me disait que j’étais belle. Il voulait mon cul, je pensais qu’il me donnait un peu d’amour. En bout de ligne, j’étais déçue et j’avais honte de m’être donnée sans recevoir.
Par orgueil, pour ne pas admettre que je m’étais trompée, pour ne pas faire comme tout le monde et me séparer avec trois enfants en bas âge, j’ai tenté de mon convaincre que j’avais la vie que je m’étais choisie et que je méritais.
Ma petite voix intérieure revenait souvent me parler.
Je n’étais pas avec quelqu’un qui me respectait, je n’étais pas avec quelqu’un dont je pouvais être fière, je n’étais pas avec quelqu’un qui me comprenait, je n’étais pas avec quelqu’un qui attendait la même chose de la vie que moi, je n’étais pas avec quelqu’un qui était mon égal, je n’étais pas avec quelqu’un qui me faisait avancer.
Je faisais taire ma petite voix.
J’étouffais, mais je me refusais à l’admettre. J’étais épuisée, je souffrais de déprimes chroniques, ma consommation de drogue devenait excessive,
Mais je m’entêtais encore.
Si j’avais écouté ma petite voix intérieure, si je ne m’étais pas jetée, tête baissée, dans le mariage et la maternité après seulement six mois, je n’en serais pas là.
Par contre, il y a des choses que l’on ne regretteras jamais, parce que c’est tout simplement impossible, par amour pour nos enfants.
J’ai commencé à me rendre à l’évidence un peu avant la naissance de mon fils, en 1999.
Je me voyais, mère de trois enfants à 26 ans et je me sentais les ailes coupées.
Je me voyais mariée à un homme dont j’avais souvent honte, mais je culpabilisais encore et je me disais que c’était moi la fautive.
En 2000, un ami m’a ouvert les yeux sur mon droit au bonheur et sur ma valeur.
Je n’étais pas soudainement quelqu’un d’autre, je me permettais simplement d’être moi, de plus en plus.
Il m’a fallu encore 5 ans, la mort de mon père et la rencontre de la personne qui m’a guidé vers l’amour réel avant que je réagisse, que je quitte et que je devienne la Natacha qui sommeillait en moi.
J’y suis arrivée, probablement plus tard que bien des gens, à 34 ans, mais peut-être aussi “plus mieux”, parce que le chemin a été long et ardu.
L’argent sujet à haut risque! novembre 23, 2007
Posted by natacha34 in Argent, Drame, Ma vie à moi, Quotidien, famille.add a comment
L’argent…Pourquoi je n’arrive pas à parler d’argent…
Une seule réponse plausible…Je ne veux pas décevoir mon père !
PETITE VOIX INTÉRIEURE: Putain, Natacha, lève la tête et fonce…Tu as bientôt 35 ans et ton père est mort depuis deux ans.
NATACHA: Oui, mais je n’y arrive pas, mon père a réussi à me faire sentir minable, il a réussi à me faire croire que je n’étais bonne à rien, réussi à me convaincre que je ne serais jamais responsable.
PETITE VOIX INTÉRIEURE: Natacha, tu es ridicule, tu as à tes côtés un homme qui t’aime, qui ne demande qu’à t’aider et qui en échange ne veut qu’une chose…L’honnêteté.
NATACHA: Je sais, je sais, je me sens d’autant plus coupable, plus minable et je perds mes moyens. Je reproduis le “pattern paternel”. J’ai le sentiment que je vais décevoir. Pour ne pas perdre la face, j’arrange la vérité et au bout du compte, je perds encore plus, parce que je suis démasquée.
PETITE VOIX INTÉRIEURE: Natacha, ton père t’aimait, il te le montrait mal, il était dur avec toi, mais il ne voulait que ton bien. Il faut que tu le comprennes et que tu pardonnes. Tu étais son miroir et le reflet lui faisait mal. Il voulait t’épargner. Il voulait te casser pour que tu ne souffres pas comme lui, mais il t’a fait souffrir et t’as enlevé ton estime de toi au passage. Mais c’est fini Natacha. Les gens autour de toi reconnaissent tes qualités, ton amoureux est fier de toi, il t’aime profondément et te le démontre sans gêne. Tu as fait ton chemin, tu en as bavé, tu as dû demander souvent de l’aide, mais tu as toujours avancé. Tu dois te regarder et être fière de toi.
NATACHA: Je sais, je sais. J’ai fait un grand bout de chemin vers la confiance en moi et l’acceptation de ma relation père/fille. Mais l’argent est encore un sujet épineux. Celui qui a toujours été compliqué, celui où je me suis toujours sentie jugée par mon père. Celui où, tête forte, j’ai voulu faire à ma tête, mais en ayant souvent besoin de ce père à qui je voulais quand même prouver que je pouvais y arriver seule.
PETITE VOIX INTÉRIEURE: Alors, voilà, tu as ta réponse, la voie de la guérison. Il te faut admettre, devant les gens qui comptent pour toi, que tu n’y arrives pas, que tu es faible et que tu as des problèmes à régler avec la gestion d’un budget équilibré. Il te faut demander de l’aide et écouter les conseils et faire la paix avec ton père.
NATACHA: Oui, oui, je suis d’accord. C’est sûrement la solution. J’ai tellement peur de ne plus être aimée, de décevoir, de ne pas être à la hauteur. Faire la paix avec mon père? Je voudrais bien, mais il est mort avant que nous ayons pu nous expliquer calmement. Tout ce que j’ai fait, c’est de lui lancer toute ma colère, au téléphone, pour me libérer un peu. Il était tellement choqué qu’il se défendait, niait et m’accusait même d’être responsable. Faire la paix avec mon père? La vie est vraiment une salope!
PETITE VOIX INTÉRIEURE: Ok, ok, il faut que tu restes calme. Respires lentement et profondément. Ton père t’aimait Natacha. Il était fier de toi, à bien de égards, mais il était trop mal lui-même pour te le dire avec amour. Va en paix Natacha, continue ta vie, tu es une femme extraordinaire à bien des égards…Comme le dis ton amoureux, il ne reste qu’un peu de finition.
NATACHA: À mon amoureux, à ma mère et à tous mes lecteurs, je me confesse. Je suis nulle pour gérer mon argent, je suis irresponsable et j’ai besoin d’aide.
PETITE VOIX INTÉRIEURE: Bravo Natacha, comme il faut garder une dose d’humour et de légèreté, je te dirai qu’un peu plus on dirait une alcoolique. Allez, passe une belle journée….24 heures à la fois.