Lettre à mon adolescente janvier 28, 2008
Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, amour, famille, psychologie.add a comment
Ma belle beauté,
Quand j’avais ton âge…
Non, rassures-toi, je ne te servirai pas un sermon sur ce que je comprenais mieux que toi au même âge. Je pensais te démontrer que la vie n’est qu’une roue qui tourne.
Les enfants deviennent parents, puis grands-parents. Les parents vivent les tourments qu’ils ont fait subir à leurs parents auparavant et les grands-parents voient leurs enfants souffrir comme ils ont soufferts quand ils étaient parents de ses enfants devenus parents.
C’est le cycle de la vie. Tout serait plus simple si nous naissions avec la sagesse, mais la sagesse s’acquiert avec l’expérience et l’expérience est souvent plus enrichissante quand elle nous questionne, nous bouleverse et nous blesse.
AH! Quelle chienne de vie!
Même si je t’expliquais les panneaux identiques dans lesquels je suis tombée à ton âge, même si je te racontais que comme toi je n’arrivais pas à faire la part des choses, même si je t’avouais que je croyais tout comprendre alors que je ne comprenais rien, ce serait inutile puisque tu es exactement comme moi à ce moment là.
En soirée, quand tu n’es pas collée sur moi pour regarder la télévision en me faisant tes petits yeux suppliants pour que j’aille chercher les raisins, le matin, quand je ne ramasse pas un chandail que tu as abandonné en te changeant pour la enième fois avant de partir pour l’école, l’après-midi, quand tu ne demandes pas, même avant d’enlever tes bottes, ce qu’on mange pour souper et le soir, quand je passe plusieurs minutes à te flatter le dos et à discuter dans ton lit avant de te dire bonne nuit, pour m’arrêter de pleurer je me répète que c’est le cycle normal et que je ne t’ai pas totalement perdue.
Si tu étais une amie, si tu étais adulte, je pourrais te faire voir les deux côtés de la médaille. Je pourrais te faire comprendre que si tu te sens mal chez moi, c’est autant, sinon plus de la faute de ton père et du fait qu’il n’a pas cessé de vouloir m’empêcher de reprendre le contrôle de ma vie, sans essayer de tout détruire.
Mais tu es mon enfant. Comme adolescente et plus tard, dans ta quête de vérité, comme jeune adulte, tu rejetteras facilement le blâme sur ta mère.
Tout est tellement toujours la faute de la mère.
Mon adolescente, ma belle beauté, ma fragile et hypersensible, ma gâtée, mon ingrate, ma bornée, ma drôle, ma douce, ma serviable, mon insécure, ma dépendante, ma belle, ma charmante, ma brillante,
Ma fille, je t’aime et le rejet que je ressens depuis que tu habites chez ton père m’envahis comme une vague déferlante, parfois juste en voyant une jeune fille sur la rue.
Tu me manques et je t’aime et je tâche de me rappeler que si j’avais su ce que je sais, je n’aurais jamais accusé uniquement ma mère d’avoir détruit notre famille et mon père.
Reviens-moi quand tu peux
Lettre à une amie janvier 8, 2008
Posted by natacha34 in Colère, Quotidien, amour.2 comments
Lettre à une amie J’ai décidé de t’écrire, même si les écrits ont toujours plus de poids que les paroles. Je t’écris parce qu’avoir des relations saines, basés sur la confiance, le respect et l’honnêteté est de plus en plus important pour moi. Je ne me sens pas bien quand je laisse des situations plus ou moins claires entre mes amis, ma famille, mes collègues et moi. J’ai décidé de ne plus garder de « petites crottes sur le cœur ». Tu as ton opinion, sur notre histoire à mon ex et moi et tu es tout à fait libre de l’avoir. Je ne t’en voudrai jamais pour ça. D’ailleurs je ne t’en veux pas, je ne suis pas fâchée. Je suis au plus déçue et je me questionne sur l’utilité de notre relation. Peut-être que finalement, nos points de vue sont trop différents, notre vision de la vie est trop peu semblable pour que nous nous aidions à avancer, à évoluer et à voir les choses d’une autre façon. C’est un peu ce que j’attends d’une relation d’amitié avec quelqu’un. Au fond, nous avons été très proche pour une période de notre vie. Nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Des bonnes et des moins bonnes. Probablement que si nous ne venions pas d’un petit village, nous nous serions perdues de vue et nous aurions gardé un bon souvenir de nos années d’adolescence à faire la fête et des bêtises toutes les deux.
Je veux simplement te dire que j’ai perdu l’envie de me confier à toi en voyant ta réaction et ton analyse de la situation. Je me pense assez intelligente et ouverte d’esprit pour admettre que dans une relation qui ne fonctionne plus, deux personnes ont des torts. Par contre, il y a des fautes plus graves que d’autres et si tu m’avais écouté, sache que je n’aurais ni menti, ni tenté de minimiser mes torts. Tu as souvent dit que le plus important dans une séparation est de protéger les enfants. C’est pourquoi je suis amère. Je peux difficilement comprendre que tu puisses dire que j’ai autant de tort que mon ex. Mes fautes n’ont jamais été commises directement envers les enfants. Je suis certaine qu’il ne peut en dire autant. Après la séparation, j’ai été chercher de l’aide, pour moi, pour mes enfants. J’ai parlé à des spécialistes, à des amis, à des gens qui sont déjà passés par là et tous ont été unanimes. Le père de mes enfants réagissaient très mal à la séparation, était immature, prenait les enfants en otage et essayait de les détourner de leur mère par de la manipulation, tout en proclamant qu’il voulait le bien de ses enfants. Il aurait eu besoin d’aide et mes enfants auraient facilement passer au travers de la séparation s’il avait agi autrement. Quand on veut le bien de ses enfants, lors d’une séparation, on ne leur crie pas par la tête que leur mère s’est fait avorter, on ne leur dit pas que les gens en difficulté comme leur mère ont besoin d’amour, on n’essaie pas de leur faire croire que leur mère a été volée par son nouvel amoureux, on ne leur répète pas que leur mère a détruit une famille, on ne culpabilise pas son fils d’avoir du plaisir et de découvrir de nouvelles choses avec quelqu’un d’autre, on est plutôt content pour lui, on ne cherche pas dans le journal la petite annonce de l’appartement que la mère de nos enfants veut louer, pour les loger, pour téléphoner à la propriétaire et essayer de lui faire perdre son loyer, on ne téléphone pas au directeur de son ex et de son nouvel amoureux pour le convaincre qu’ils sont de mauvaises personnes, on ne menace pas non plus le nouvel amoureux de lui faire casser la gueule par des gens louches, on ne téléphone pas à la nouvelle belle-mère pour la traiter de folle capitaliste, voleuse d’enfants parce qu’elle a ramené de petits souvenirs d’Afrique aux enfants, on ne téléphone pas trois à quatre fois par jour chez son ex pour lui dire comment mener sa vie et pour faire sentir aux enfants notre peine et notre ennuie pour qu’ils se sentent mal de passer du bon temps chez leur mère, on ne prend pas de décision importante pour les enfants sans consulter l’autre parent, ni de décision sur les activités de la semaine où les enfants ne sont pas chez nous, on ne menace pas son ex de la faire suivre si jamais elle remet les pieds sur notre lieu de travail, on n’essaie pas de garder un contrôle sur son ex en tentant de lui interdire de garder une relation avec des amis et en lui disant qu’elle ne peut pas se présenter à tel ou tel endroit, tout en se pointant soi-même dans le village ou la moitié des gens fait partie de sa famille et finalement, on ne se présente pas à un match de soccer de notre fils, complètement gelé pour crier des insultes devant les parents, l’entraîneur et finalement se jeter sur le nouvel amoureux de son ex…après DEUX ANS de séparation. J’ai enduré, probablement trop parce que je me sentais coupable et qu’il réussissait au début à me le faire sentir encore plus. Je suis restée calme, j’ai rarement perdu les pédales et dit du mal de leur père aux enfants tout comme mon nouvel amoureux qui a cent fois plus à cœur le bien-être de mes enfants que leur père à bien des égards. Je trouve cela injuste. Je ne pense pas que de vouloir quitter quelqu’un mérite de subir tout cela. Je sais très bien que je n’ai pas été parfaite pendant mes années de mariage, mais j’ai toujours été honnête. J’aurais eu besoin d’écoute, de soutien et de compréhension. OUI, je l’admet, j’aurais eu besoin que mes amis, ma famille choisissent en quelque sorte leur clan, me prouvant ainsi qu’ils me faisaient confiance et qu’il trouvait inconcevable que j’endure cela. Je pense que mes vrais amis, l’ont fait et je les en remercie. Je ne sais pas comment tu vas prendre ce message. Je ne te déclare pas la guerre, je voulais t’exprimer ce que je ressens et clarifier les choses. Je voulais me sentir mieux face à moi-même et face à toi. Maintenant, si je te croise, si je te salue, si je te parle, si je m’assois avec toi pour discuter, ce sera sous le signe de la limpidité. Sans rancune aucune,
TROP PLEIN…Désolée! janvier 7, 2008
Posted by natacha34 in Argent, Colère, Drame, Ma vie à moi, amour, famille.1 comment so far
Si je ne me retenais pas aujourd’hui, je sombrerais dans une période où j’en voudrais beaucoup à la vie et à certaines personnes, où je commencerais à douter de la sincérité des gens qui m’entourent et qui m’aiment et où je refuserais de voir les bons côtés pour ne voir que les malheurs qui s’abattent sur moi.
Comme le dit Luc De Larochelièrre dans une chanson: MON DIEU PROMET MOI QUE L’ENFER EXISTE – Six pieds sur terre il y a trop de salaud et quand ils meurent il en nait aussitôt. Six pieds sur terre il y a trop de crétins qui nous assomment juste pour se faire la main. Six pieds sur terre il y a trop de bourreaux qui assassinent comme on fait un boulot.
J’ai passé 13 ans avec le père de mes enfants…Il y a eu des bons moments, des moins bons. Je ne peux pas croire que les choses se passent ainsi entre deux personnes quand l’amour s’éteint.
Je ne peux pas croire qu’il ne fera pas un lâcher prise…même après presque trois ans. Il ira jusqu’au bout de sa colère, de sa peine et de sa frustration, même s’il heurte ses enfants au passage.
Je l’ai quitté parce que je ne l’aimais plus…Je commence à le haïr…
Avoir des enfants ou pas janvier 4, 2008
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.add a comment
J’aurai 35 ans dans environ un mois. Je suis mère de trois enfants qui le sont de moins en moins. C’est arrivé dans mon dos. Où étais-je quand mes filles sont devenues des adolescentes qui briguent de plus en plus leur indépendance?
Cette fois encore, je réalise qu’on ne réinvente pas la roue. Je nage en plein cliché.
Le temps passe si vite qu’hier encore mes filles avaient besoin de moi pour attacher leurs souliers. J’ai bien eu quelques avertissements mais je les ai occultés.
Ma naïveté, ma candeur me faisait croire que je ne traverserais pas les affres du détachement. Mes filles m’aiment toujours, mais elles sont plus critiques et moins présentes.
J’ai toujours su, intrinsèquement que j’aurais des enfants. Ce n’était pas une question, ni un choix, c’était une évidence. Mon corps était génétiquement programmé pour donner la vie.
Je vous l’ai dit, j’aurai bientôt 35 ans. Mon “bébé” à presque neuf ans. J’ai eu mes enfants très jeunes, de manière irréfléchie. Je me retrouve maintenant plus mature, plus outillée avec un homme dans ma vie que j’aurais voulu pour père de mes enfants.
J’ai pour la première fois quelques regrets, mais je les chasse par les côtés positifs d’être si jeune, d’être si amoureuse et d’avoir déjà de si grands enfants. J’aurais tellement voulu partager ces moments intenses avec un homme sensible, fort et brillant.
Mon amour m’a offert quelque chose de précieux. En me regardant dans les yeux, il m’a dit qu’il se proposait pour guider mes enfants et les accompagner vers l’âge adulte comme s’ils étaient les siens.
J’aurai bientôt 35 ans, je le répète encore….et je n’aurai plus d’enfants.
Et si je me donnais enfin le droit d’exister? décembre 21, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, amour, famille, psychologie.2 comments
“Ce que cache mon langage, mon corps le dit.
Mon corps est un enfant entêté,
mon langage est un adulte très civilisé… “Roland Barthes
Je suis née par la faute d’un condom défraîchi. Je suis le résultat de la naïveté d’une adolescente de quinze ans et du taux élevé de testostérone d’un jeune homme de dix-neuf ans.
En vérité, il n’y avait même pas de condom, mais depuis que je veux écrire, j’ai toujours dit que mon roman allait commencer par cette phrase qui démontre bien le non-désir d’enfanter dont je suis le fruit.
Je suis la conséquence d’un accident. Un rappel constant de la suffocation ressentie par mon père, quand il apprit qu’il allait le devenir. Le passage brutal vers le monde des adultes. Je suis le lien qui enchaîne. Je suis une calamité, avant d’être née.
Il y avait l’avortement, il y avait l’adoption, il y avait la possibilité d’aller au bout de ses rêves malgré tout. Mes parents ont choisi l’aboutissement de leur étourderie.
Par défi? Pour se punir? Par obligation? Par soumission? Par peur?
Par inconscience? Par innocence? Par ignorance? Par amour? Par choix?
Par insouciance? Par imprudence? Par folie?
Je ne pense pas connaître la réponse un jour.
Mon père fût avare de ses sentiments pour moi jusqu’à sa mort. Ma mère n’ouvre son âme qu’à elle-même ou peut-être même à personne.
La communication, l’expression des sentiments et la recherche du réel ”moi ” ne sont pas choses courantes dans ma famille.
Où ai-je puisé cette hypersensibilité?
Toutes formes de rejet me déstabilisent. Toutes critiques me monopolisent.
ET SI J’ARRÊTAIS DE ME SENTIR DÉPLACÉE? ET SI JE ME LIBÉRAIS ENFIN ET ME DONNAIT LE DROIT D’EXISTER?
J’organise le party de noël de mon bureau en équipe. Quelques personnes semblent déçues. Et si j’arrêtais de penser que je suis la seule responsable et que j’ai perdu l’estime de mes collègues?
Mon directeur me rencontre pour me parler du prolongement de mon contrat et il en profite pour me donner une évaluation de mon travail, en me rappelant l’importance de respecter les échéanciers. Et si j’arrêtais de penser que je ne vaux rien et que n’importe qui pourrait réussir mieux que moi à mon poste?
Ma fille de quatorze ans choisit de vivre avec son père pour un temps. Et si j’arrêtais de croire que je n’ai pas su lui donner ce dont elle avait besoin?
Mon conjoint me reproche de trop dépenser ou passe un simple commentaire sur mes décisions. Et si j’arrêtais de me remettre en question au moindre commentaire? Et si je devenais assez sûre de moi pour foncer quand je pense savoir quoi faire?
Ma mère répète une fois de plus ce qu’elle fait mieux que moi, par orgueil et esprit de compétition entre deux femmes d’une même génération. Et si je l’écoutais en riant, en prenant ses propos à la légère sans me sentie diminuée?
Mon ex raconte que je suis irresponsable et tente par tous les moyens de me faire culpabiliser. Et si j’arrêtais simplement d’écouter et que je me concentrais sur ma vie et mon évolution?
Mon miroir me renvoie une image biaisé par l’image de la beauté véhiculée par la société. Et si j’arrêtais de croire que je dois plaire à tout le monde et que j’acceptais mon corps tel qu’il est, en le mettant en valeur par ma beauté intérieure et ma sérénité?
Cette affirmation de moi passe par une seule avenue. Et si j’arrêtais de croire que le monde entier me rejette simplement parce que je n’étais pas désirée par mes parents?
Je me sens libre décembre 20, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, Travail, amour, famille.add a comment
Je me sens libre, j’ai envie de me lancer dans une nouvelle vie…avec pour seul filet, mon homme.
Côté travail – J’occupe un poste temporaire, dans une agence de publicité. Mon contrat est prolongé d’un mois, chaque mois, depuis deux mois. Je ne suis donc pas emmêlée dans des conditions qui me feraient réfléchir avant de quitter un emploi.
Côté foyer – Mon appartement sera repris par la propriétaire en juillet. Elle en a marre de Montréal et veut revenir vivre dans son gros village. Parfait, j’en ai marre de son gros village où les gens pensent que le ASIA, sur Grande-Allée, sert une bonne cuisine asiatique.
Côté cercle d’amis - Je suis une fille malgré tout assez solitaire. J’ai depuis peu un groupe d’amis que je vois plus régulièrement, que je ne perdrai certainement pas pour une question de kilomètres. Au contraire, nous pourrons nous faire découvrir nos régions respectives.
Côté cordon ombilical et noyau familial - Il est coupé, depuis quelques années. Plus besoin de validation auprès de ma mère, plus besoin non plus de tout lui dire à la minute près. Tant qu’à mon père, à Ste-Rose-du-Nord ou à Caracas, il me suit partout.
Côté sentiment d’appartenance – Malgré le fait que je n’ai pas encore eu la chance de voyager, je suis définitivement une citoyenne du monde. Québec n’est pas ma ville, le Saguenay n’est plus complètement mon habitat naturel et le reste du monde est à découvrir.
Côté EX-conjoint - À l’inverse de mes amis, quelques kilomètres de distance entre lui et moi ne sauraient faire de tort.
Côté maternel – Patatras!, ma liberté vient d’en prendre un coup. Scraatch!, mon coeur se déchire, Gargl! mes poumons sont comprimés, Crash! ma tête est tiraillée, Teuf-teuf! mon âme essouflé.
STOP! Je ne vais pas me laisser abattre. Je vais trouver une solution. Il y a toujours une solution.
JE ME SENS LIBRE, mais ma liberté est bien fragile et dépendante du bonheur de ceux que j’aime!
Rien de nouveau! décembre 19, 2007
Posted by natacha34 in amour, divers, poésie, sexe.1 comment so far
Je suis au boulot. J’ai la tête chargée d’un échéancier que je me demande bien comment nous arriverons à tenir et par noël qui s’en vient et le temps qui fuit. Pas la tête à écrire. J’ai une solution facile. Je pige dans mes vieux textes. Je vous en sert deux. Un poème coquin et des paroles de chanson. À vous de juger si mon écriture a évolué.
Chanson
Écrit dans l’autobus – 11 mars 2004
Impatience, tension des sens
Passe sous silence, ton ambivalence
Amour à risque, risquer d’aimer
N’aime que ceux qui ont prouvé
Tendre délice, caprice supplice,
Ici en lice pour te combler
Refrain
Me sentir vivre Ne pas vivoter Devenir vive Ne pas sombrer Tous mes désirs Laissés à tes pieds Chienne de vie Laisse-moi exister
Orgueil qui blesse, lèche les plaies
Tes déboires en liesse, oublie-les
Âme amère, sincérité, trop de vérité
Tout dire, rien taire, insécurité
Refrain
Me sentir vivre Ne pas vivoter Devenir vive Ne pas sombrerJ e sens, je glisse Je perd pied Chienne de vie Laisse-moi rêver
Possession du bien, du mal des autres
Je me repais, devant l’aumône
Conscience extrême, je t’aime, te hais
Que je retienne, ce que tu sais
Volonté exacerber de tout créer,
J’ai trop voulu, tout désirer
Refrain
Je t’ai tout dit J’ai avoué Courbée le dos Abandonné Me sentir vivre Ne pas vivoter Devenir viveJ’ai mérité
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Poeme Mercredi, 14 août 1996 Le con, la chatte et phallusMa petite chatte se plaintDe ne pas avoir de copainMon petit con se réjouitDe s’être fait un ami Ma chatte dégage l’odeurD’un petit animal en chaleurMon petit con si malicieuxIncite son nouvel ami au jeu Mon petit minou si douxVient se frotter sur ta joueMon con impatient attendUn petit rendez-vous galant Ma petite chatte cherche un outilPourrais-tu présenter ton amiMon con amène à l’intérieurL’engin qui prend de l’ampleur Pendant que ma chatte s’ébatAvec phallus qu’elle s’envoieMoi je pousse sans cesse des crisDe peur que phallus s’enfuit Va-t-il cesser de faire attendreCette chatte veut se faire prendreVeux-tu enfin écouter le conQui veut t’enfiler bien profond Allez baise la chatte encoreElle te veut très très fortLe petit con se connaît bienIl sent le plaisir qui s’en vient La petite chatte se mouilleDit à phallus que ses chatouillesTe feront bientôt exploserEt qu’il peut déverser Phallus quand tu nous tiensNous ne pensons plus à rienMa petite chatte n’en peut plusDe se tremper dans ton jus Oh phallus viens à ma bouchePour que de ma langue je toucheLe jus du plaisir je goutteGlisse sur mes lèvres dernière goutte Ma chatte se repose entre mes jambesDes bontés du gracieux membresMon petit con tranquillement se remetDe la visite de phallus le jouet Ainsi se termine enfinL’histoire de ses compagnonsNos deux corps se reposent au finD’une prochaine réunion |
Aimer, s’abandonner, espérer et craindre le pire! décembre 12, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, amour.1 comment so far
Je me suis réveillée ce matin, je me suis collée au corps chaud de mon homme. Je lui ai flatté le dos, je lui ai dit que je l’aimais, que j’avais envie de lui. Je me suis levée, j’ai réveillé mon fils, ma fille. J’ai aidé mon fils à terminer ses devoirs, je me suis coiffée, j’ai donné à ma fille l’argent pour le lunch, ses billets de bus. Je lui ai expliqué comment me rejoindre ce soir au centre commercial. J’ai préparé le super bol de céréales, yogourt, canneberges, raisins pour mon garçon. J’ai réveillé mon amour. J’ai fait le tour pour être certaine de ne rien oublier. Je suis sortie de la maison. Je me suis rendue au bureau en voiture avec mon amoureux. Je l’ai embrassé. Je lui ai dit qu’il me manquait déjà, que j’avais déjà hâte de le rejoindre à Montréal samedi matin. Je suis descendue de la voiture. Je suis montée à mon bureau. J’ai enlevé mon manteau, mes bottes, j’ai mis mes souliers. J’ai replacé mes cheveux. Je me suis assise, j’ai ouvert mon ordinateur et soudainement, la peur s’est emparée de moi.
Sans m’avertir, sans raison apparente, la peur est devenue envahissante. J’avais le sentiment profond que j’allais perdre mon homme. Malaise. Je voulais balayer d’une main confiante cette crainte inexplicable, mais elle revenait me narguer sans relâche.
J’ai pris le téléphone, j’ai entendu la voix rassurante de JF qui se moquait gentiement de cette peur. Il me répétait son désir d’être avec moi, son amour, il me disait qu’il n’y avait que moi.
J’ai raccroché, j’ai respiré, j’ai essayé de me calmer, de repousser cette angoisse. J’ai tenté de me convaincre que j’étais fragilisée par l’abandon temporaire de ma fille. J’ai fermé les yeux et j’ai commencé à travailler.
Toute la journée, chaque fois que je m’arrêtais quelques minutes, le trouble resurgissait. Il y a de ces journées qu’on préfèrerait effacer et recommencer.
Mon homme ne m’a jamais donné de raisons de douter de lui. Il est un ami, un amant et un confident fidèle toujours présent et à l’écoute. Il donne sans compter, à moi, à mes enfants.
Pourquoi alors mes mains sont froides au moment d’écrire ces lignes? Pourquoi le doute m’assaille encore?
Je n’ai auparavant jamais assez aimé pour avoir peur de perdre? La vie s’acharne à me déstabiliser.
Mon père m’a répété si souvent que d’une manière ou d’une autre, on payait toujours pour nos fautes, nos faiblesses. Une sorte de payer au suivant. C’est ainsi que la vie nous faisait comprendre l’impact de nos actes selon lui.
Hé! la vie, puis-je faire un pacte avec toi? Je te fais la promesse de ne plus blesser les gens par mes gestes irréfléchis. Je jure de ne pas vivre égoïstement en ne pensant qu’à mes besoins tout en minimisant mon influence sur le bonheur des autres. Je déclare vouloir tout faire pour être honnête envers les gens que j’aime et cohérente avec mes valeurs….SI VOUS ME PROMETTEZ DE NE PAS M’ENLEVER MON AMOUREUX. Je l’ai trouvé, je le garde!