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Lettre à une amie janvier 8, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Quotidien, amour.
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Lettre à une amie J’ai décidé de t’écrire, même si les écrits ont toujours plus de poids que les paroles. Je t’écris parce qu’avoir des relations saines, basés sur la confiance, le respect et l’honnêteté est de plus en plus important pour moi. Je ne me sens pas bien quand je laisse des situations plus ou moins claires entre mes amis, ma famille, mes collègues et moi. J’ai décidé de ne plus garder de « petites crottes sur le cœur ».  Tu as ton opinion, sur notre histoire à mon ex et moi et tu es tout à fait libre de l’avoir. Je ne t’en voudrai jamais pour ça. D’ailleurs je ne t’en veux pas, je ne suis pas fâchée. Je suis au plus déçue et je me questionne sur l’utilité de notre relation. Peut-être que finalement, nos points de vue sont trop différents, notre vision de la vie est trop peu semblable pour que nous nous aidions à avancer, à évoluer et à voir les choses d’une autre façon. C’est un peu ce que j’attends d’une relation d’amitié avec quelqu’un. Au fond, nous avons été très proche pour une période de notre vie. Nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Des bonnes et des moins bonnes. Probablement que si nous ne venions pas d’un petit village, nous nous serions perdues de vue et nous aurions gardé un bon souvenir de nos années d’adolescence à faire la fête et des bêtises toutes les deux.

Je veux simplement te dire que j’ai perdu l’envie de me confier à toi en voyant ta réaction et ton analyse de la situation. Je me pense assez intelligente et ouverte d’esprit pour admettre que dans une relation qui ne fonctionne plus, deux personnes ont des torts. Par contre, il y a des fautes plus graves que d’autres et si tu m’avais écouté, sache que je n’aurais ni menti, ni tenté de minimiser mes torts.  Tu as souvent dit que le plus important dans une séparation est de protéger les enfants. C’est pourquoi je suis amère. Je peux difficilement comprendre que tu puisses dire que j’ai autant de tort que mon ex. Mes fautes n’ont jamais été commises directement envers les enfants. Je suis certaine qu’il ne peut en dire autant. Après la séparation, j’ai été chercher de l’aide, pour moi, pour mes enfants. J’ai parlé à des spécialistes, à des amis, à des gens qui sont déjà passés par là et tous ont été unanimes. Le père de mes enfants réagissaient très mal à la séparation, était immature, prenait les enfants en otage et essayait de les détourner de leur mère par de la manipulation, tout en proclamant qu’il voulait le bien de ses enfants. Il aurait eu besoin d’aide et mes enfants auraient facilement passer au travers de la séparation s’il avait agi autrement.  Quand on veut le bien de ses enfants, lors d’une séparation, on ne leur crie pas par la tête que leur mère s’est fait avorter, on ne leur dit pas que les gens en difficulté comme leur mère ont besoin d’amour, on n’essaie pas de leur faire croire que leur mère a été volée par son nouvel amoureux, on ne leur répète pas que leur mère a détruit une famille, on ne culpabilise pas son fils d’avoir du plaisir et de découvrir de nouvelles choses avec quelqu’un d’autre, on est plutôt content pour lui, on ne cherche pas dans le journal la petite annonce de l’appartement que la mère de nos enfants veut louer, pour les loger, pour téléphoner à la propriétaire et essayer de lui faire perdre son loyer, on ne téléphone pas au directeur de son ex et de son nouvel amoureux pour le convaincre qu’ils sont de mauvaises personnes, on ne menace pas non plus le nouvel amoureux de lui faire casser la gueule par des gens louches, on ne téléphone pas à la nouvelle belle-mère pour la traiter de folle capitaliste, voleuse d’enfants parce qu’elle a ramené de petits souvenirs d’Afrique aux enfants, on ne téléphone pas trois à quatre fois par jour chez son ex pour lui dire comment mener sa vie et pour faire sentir aux enfants notre peine et notre ennuie pour qu’ils se sentent mal de passer du bon temps chez leur mère, on ne prend pas de décision importante pour les enfants sans consulter l’autre parent, ni de décision sur les activités de la semaine où les enfants ne sont pas chez nous, on ne menace pas son ex de la faire suivre si jamais elle remet les pieds sur notre lieu de travail, on n’essaie pas de garder un contrôle sur son ex en tentant de lui interdire de garder une relation avec des amis et en lui disant qu’elle ne peut pas se présenter à tel ou tel endroit, tout en se pointant soi-même dans le village ou la moitié des gens fait partie de sa famille et finalement, on ne se présente pas à un match de soccer de notre fils, complètement gelé pour crier des insultes devant les parents, l’entraîneur et finalement se jeter sur le nouvel amoureux de son ex…après DEUX ANS de séparation. J’ai enduré, probablement trop parce que je me sentais coupable et qu’il réussissait au début à me le faire sentir encore plus.  Je suis restée calme, j’ai rarement perdu les pédales et dit du mal de leur père aux enfants tout comme mon nouvel amoureux qui a cent fois plus à cœur le bien-être de mes enfants que leur père à bien des égards. Je trouve cela injuste. Je ne pense pas que de vouloir quitter quelqu’un mérite de subir tout cela. Je sais très bien que je n’ai pas été parfaite pendant mes années de mariage, mais j’ai toujours été honnête. J’aurais eu besoin d’écoute, de soutien et de compréhension. OUI, je l’admet, j’aurais eu besoin que mes amis, ma famille choisissent en quelque sorte leur clan, me prouvant ainsi qu’ils me faisaient confiance et qu’il trouvait inconcevable que j’endure cela. Je pense que mes vrais amis, l’ont fait et je les en remercie. Je ne sais pas comment tu vas prendre ce message. Je ne te déclare pas la guerre, je voulais t’exprimer ce que je ressens et clarifier les choses. Je voulais me sentir mieux face à moi-même et face à toi. Maintenant, si je te croise, si je te salue, si je te parle, si je m’assois avec toi pour discuter, ce sera sous le signe de la limpidité. Sans rancune aucune,

Commentaires»

1. ghislain - mars 9, 2008

courrage , soit fort dans la vie, toute nos vie son de probleme

2. abdel - juin 2, 2008

tres belle plume!