Aimer, s’abandonner, espérer et craindre le pire! décembre 12, 2007
Posted by natacha34 in Ma vie à moi, Quotidien, amour.trackback
Je me suis réveillée ce matin, je me suis collée au corps chaud de mon homme. Je lui ai flatté le dos, je lui ai dit que je l’aimais, que j’avais envie de lui. Je me suis levée, j’ai réveillé mon fils, ma fille. J’ai aidé mon fils à terminer ses devoirs, je me suis coiffée, j’ai donné à ma fille l’argent pour le lunch, ses billets de bus. Je lui ai expliqué comment me rejoindre ce soir au centre commercial. J’ai préparé le super bol de céréales, yogourt, canneberges, raisins pour mon garçon. J’ai réveillé mon amour. J’ai fait le tour pour être certaine de ne rien oublier. Je suis sortie de la maison. Je me suis rendue au bureau en voiture avec mon amoureux. Je l’ai embrassé. Je lui ai dit qu’il me manquait déjà, que j’avais déjà hâte de le rejoindre à Montréal samedi matin. Je suis descendue de la voiture. Je suis montée à mon bureau. J’ai enlevé mon manteau, mes bottes, j’ai mis mes souliers. J’ai replacé mes cheveux. Je me suis assise, j’ai ouvert mon ordinateur et soudainement, la peur s’est emparée de moi.
Sans m’avertir, sans raison apparente, la peur est devenue envahissante. J’avais le sentiment profond que j’allais perdre mon homme. Malaise. Je voulais balayer d’une main confiante cette crainte inexplicable, mais elle revenait me narguer sans relâche.
J’ai pris le téléphone, j’ai entendu la voix rassurante de JF qui se moquait gentiement de cette peur. Il me répétait son désir d’être avec moi, son amour, il me disait qu’il n’y avait que moi.
J’ai raccroché, j’ai respiré, j’ai essayé de me calmer, de repousser cette angoisse. J’ai tenté de me convaincre que j’étais fragilisée par l’abandon temporaire de ma fille. J’ai fermé les yeux et j’ai commencé à travailler.
Toute la journée, chaque fois que je m’arrêtais quelques minutes, le trouble resurgissait. Il y a de ces journées qu’on préfèrerait effacer et recommencer.
Mon homme ne m’a jamais donné de raisons de douter de lui. Il est un ami, un amant et un confident fidèle toujours présent et à l’écoute. Il donne sans compter, à moi, à mes enfants.
Pourquoi alors mes mains sont froides au moment d’écrire ces lignes? Pourquoi le doute m’assaille encore?
Je n’ai auparavant jamais assez aimé pour avoir peur de perdre? La vie s’acharne à me déstabiliser.
Mon père m’a répété si souvent que d’une manière ou d’une autre, on payait toujours pour nos fautes, nos faiblesses. Une sorte de payer au suivant. C’est ainsi que la vie nous faisait comprendre l’impact de nos actes selon lui.
Hé! la vie, puis-je faire un pacte avec toi? Je te fais la promesse de ne plus blesser les gens par mes gestes irréfléchis. Je jure de ne pas vivre égoïstement en ne pensant qu’à mes besoins tout en minimisant mon influence sur le bonheur des autres. Je déclare vouloir tout faire pour être honnête envers les gens que j’aime et cohérente avec mes valeurs….SI VOUS ME PROMETTEZ DE NE PAS M’ENLEVER MON AMOUREUX. Je l’ai trouvé, je le garde!
Je l’espère fortement que la vie va te le laisser!
Je comprends ca… car j’ai été dans une situation où j’étais tellement bien que comme dans l’annonce, j’me disais “Pis j’veux pas que ca arrête.”
Pis ben ce qui arrive souvent (pour moi), c’est aussi comme on dit en anglais: “Easy come, easy go.” Arrivé et parti aussitôt.
Sauf que ca ne le sera pas pour toi! C’est certain!
Bonne chance!