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Coeur sensible, prude et pudique passer votre chemin, ici nous parlons “MERDE” octobre 9, 2007

Posted by natacha34 in Opinion, Travail, Éditorial.
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Je suis assise sur une banquette du coin-cuisine, au boulot. Je termine mon assiette “shish taouk”.  Je sais déjà que j’aurai de la difficulté à digérer toute cette sauce à l’ail cet après-midi.

Deux collègues de travail que j’apprécie beaucoup parlent de scatalogie, rigolent et mentionnent qu’ils aiment surtout les histoires vraies, arrivées au bureau.

PUÉRIL!

Une question s’impose immédiatement à moi.

Si mes intestins sont sur le point d’éclater, si je sens une terrible envie de chier monter ou plutôt descendre mon système digestif, dois-je la contenir jusqu’à ce que je rentre chez moi de peur de souiller les toilettes publiques et d’indisposer mes collègues de travail qui ne côtoient jamais la merde?

Selon moi, c’est un débat qui mériterait de prendre place dans le dossier des accomodements raisonnables.

Doit-on autoriser la défécation sur les lieux de travail?

RIDICULE!

Je vous avoue que j’ai du mal à comprendre ce dédain que les gens ont des matières fécales.

Deux tabous majeurs subsistent en société. L’argent et l’évacuation des déchets organiques par les voies naturelles du corps humain.

Je ne plaide pas ici pour une discussion franche sur la couleur, la forme, l’odeur et la quantité de matières rejetées.  Je ne vous demande pas non plus d’en parler ouvertement.  

Je plaiderais plutôt en faveur de la liberté. Du droit de chacun de pouvoir entrer dans les toilettes pour se soulager et d’en ressortir la tête haute, sans crainte d’être vu ou pire que quelqu’un utilise la toilette quelques secondes après le relâchement du sphincter et puisse se plaindre devant tous de l’odeur nauséabonde d’une chiée en santé.

Comme le dirait une personne que j’admire énormément: “Il n’y a que les gens qui ne mangent pas, qui ne chient pas” (Bon, dans la vraie citation, il dit “Il n’y a que les gens qui mangent qui pètent”, mais pour la cause, je suis certaine qu’il ne m’en voudra pas d’avoir saboté sa citation…Tu m’en veux mon amour?)

Contre la constipation je m’élève et je dis à tout le monde, haut et fort: “Si l’envie de chier te prend, cours à la toilette la plus proche et soulages-toi“.

Commentaires»

1. Ultimo - janvier 8, 2008

ahaha ! Bon esprit !

Bonne continuation

U. ( from Montreal !)