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Pression, motivation, réaction, rédaction février 28, 2008

Posted by natacha34 in Je suis écrivaine, Ma vie à moi.
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Il y a plus de vingt ans, j’avais déjà en tête d’écrire un roman. Je me voyais écrivaine connue, invitée à un talk-show pour présenter son nouveau livre déjà meilleur vendeur après deux jours en librairie. 

L’écriture était le seul moyen que j’avais d’exprimer mes vrais sentiments. Pour annoncer une mauvaise nouvelle à ma mère, pour exprimer sentiment d’abandon à mon père, pour crier mon intolérante douleur d’être, je prenais un crayon et je noircissais plusieurs pages de mon écriture serrée. Sur les feuilles s’étiraient des ronds de larmes et des traces laisséess par le frottement de ma main gauche sur chaque ligne écrite.

J’étais jeune, j’étais naïve, j’étais intense et l’écriture contribuais à dramatiser encore davantage des situations déjà tragique.

Mon écriture continue à théatraliser ma vie et ma vie reste souvent le scénario d’un mauvais film de série B. Quand j’attrape un crayon ou que je laisse courir mes doigts sur un clavier, les mots se bousculent pour exprimer le moindre petit sentiment ou le plus infime détail d’un événement.

Plusieurs fois je me suis demandé si j’étais plus souvent victime d’incidents ou si j’étais simplement plus sensible aux côtés comico-tragiques de ces moments.

C’est peut-être ce qui fait le talent du conteur, l’imagination de l’écrivain, l’originalité d’un scénariste qui surprend, le sens du timing de l’humoriste.

Il m’arrive d’être déçue de mes choix de vie, je me reproche parfois mon manque d’ambition, ma lâcheté.

Plus j’avance dans la vie, plus j’ai peur. Mon ultime crainte de me décevoir de manière irrévocable, c’est de ne jamais trouver la force ou l’inspiration ou ce qui me fait défaut pour atteindre mon objectif et écrire ce roman.

Mon orgueil, mon esprit de compétition, mon manque de confiance et ma paresse sont les ingrédients d’un cocktail aussi motivant qu’angoissant. Au travail et dans les autres sphères de ma vie, pour que je m’attèle à la tâche et que je performe, il faut me défier, me serrer dans un délai impossible et m’obliger à prouver ma valeur.

Je donnerai le meilleur de moi-même, dans un sprint final, je serai à la fois fière de mon travail et convaincue de décevoir. Je prendrai mal les éloges, je les repousserai même car je n’y croirai pas et malgré la satisfaction évidente du client, je resterai toujours sur ma faim, à la recherche de toujours plus de reconnaissance.

Ce que j’ai besoin pour écrire ce roman? D’un éditeur assez fou pour me faire une avance et me dire qu’il veut sur son bureau un manuscrit de trois cents pages dans deux mois.

L’argent fait le malheur février 5, 2008

Posted by natacha34 in Argent, Drame, famille.
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Les Lavigueur, vraie ou fausse, l’histoire est pathétique. Une famille se déchire. Vraie ou fausse, l’histoire se répète dès qu’il est question d’argent.Succession, divorce, gros lot, prêt, don, salaire, cadeau ; l’envie et le désir de justice prennent d’assaut les protagonistes de l’épopée.J’ai une amie dont la mère a été jetée à la porte par les enfants de son conjoint, sans rien, après qu’il fût décédé sans testament. Des enfants, dont elle avait pris soin pendant plus de 12 ans.J’ai une cousine qui se bat avec la famille de son conjoint, qui s’est suicidé deux jours après qu’elle l’ait quitté. Elle veut simplement vendre la maison et récupérer la part qui lui revient.J’ai un père, mort sans testament. Ici aucun déchirement sur la place publique, aucun réel drame, j’ai toujours dit que je ne me battrais jamais pour l’argent. Mais parfois un questionnement sur les volontés de mon père versus la réalité légale d’un décès sans testament.J’ai des amis qui s’inquiètent de leur avenir, qui pensent quotidiennement à leur problème d’argent, qui investissent dans leur REER et qui jugent mon style de vie totalement différent. J’avoue que je juge le leur avec autant d’ardeur.L’argent est un sujet tabou. L’argent est sale. L’argent se gagne durement. L’argent se mérite. L’argent apporte la sécurité à certains et l’angoisse à d’autres.Je ne serai jamais riche, à moins de gagner le gros lot. Je ne serai jamais riche, je ne joue pas à la loto. L’argent s’échappe de mon compte en banque avec facilité. Si j’étais riche, je donnerais à tous ceux que j’aime autour de moi. Si j’étais riche, je resterais simple et je n’aurais pas plus le goût du luxe. Si j’étais riche, je continuerais à travailler, en faisant quelque chose que j’aime.Facile à dire les poches vides. Si j’étais riche, je serais confrontée à une nouvelle réalité qui révélerait sans doute une facette de moi que je ne connais pas encore.

L’envers de la déprime en vers janvier 30, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Drame, Je suis écrivaine, poésie.
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Il me faut sans tarder trouver un stratagème pour ne plus sombrer. Ne plus laisser la colère, la rage et l’impuissance sur moi déferler. Ne plus sentir mon corps, puis mon âme dans de douloureux doutes s’enliser.

Il me faut réinventer mon existence, tolérer ses souffrances et ne plus permettre à la peur de me guider.  Me libérer d’un passé qui, à mon avenir, tente de s’accrocher.

Il me faut agir, ne pas consentir le droit à autrui de démolir. Rire du tourbillon infernal de la vie sans le haïr. Jouïr d’une entière liberté et par amour de moi-même m’épanouir.

Il me faut s’il le faut tenir un discours et m’y tenir. Ne plus craindre les autres ou mon étoile se ternir. Faire confiance à mes choix et faire valoir mon droit à l’avenir.

Il me faut pour ma gouverne intervenir. Dans ma tête sereine, le calme et l’estime lire. L’incessant bourdonnement de mes incertitudes, je puisse contenir.

De mes mains qui prennent ma tête pour arrêter le martèlement de mes tempes, de mon torse comprimé qui étouffe ma respiration, de la crampe au coeur qui me nargue, des larmes toujours prêtes à se laisser glisser sur mes joues, de mon désir de me retrouver seule qui ne demande qu’à se faire enlacer, de mon sourire le matin qui veut par son courage tout balayer, de mon corps, mon coeur, mon esprit, ma raison et mon âme,  j’implore la vie à devenir mon allié.

Lettre à mon adolescente janvier 28, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Ma vie à moi, Quotidien, amour, famille, psychologie.
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Ma belle beauté,

Quand j’avais ton âge…

Non, rassures-toi, je ne te servirai pas un  sermon sur ce que je comprenais mieux que toi au même âge. Je pensais te démontrer que la vie n’est qu’une roue qui tourne.

Les enfants deviennent parents, puis grands-parents. Les parents vivent les tourments qu’ils ont fait subir à leurs parents auparavant et les grands-parents voient leurs enfants souffrir comme ils ont soufferts quand ils étaient parents de ses enfants devenus parents.

C’est le cycle de la vie. Tout serait plus simple si nous naissions avec la sagesse, mais la sagesse s’acquiert avec l’expérience et l’expérience est souvent plus enrichissante quand elle nous questionne, nous bouleverse et nous blesse.

AH! Quelle chienne de vie!

Même si je t’expliquais les panneaux identiques dans lesquels je suis tombée à ton âge, même si je te racontais que comme toi je n’arrivais pas à faire la part des choses, même si je t’avouais que je croyais tout comprendre alors que je ne comprenais rien, ce serait inutile puisque tu es exactement comme moi à ce moment là.

En soirée, quand tu n’es pas collée sur moi pour regarder la télévision en me faisant tes petits yeux suppliants pour que j’aille chercher les raisins, le matin, quand je ne ramasse pas un chandail que tu as abandonné en te changeant pour la enième fois avant de partir pour l’école, l’après-midi, quand tu ne demandes pas, même avant d’enlever tes bottes, ce qu’on mange pour souper et le soir, quand je passe plusieurs minutes à te flatter le dos et à discuter dans ton lit avant de te dire bonne nuit, pour m’arrêter de pleurer je me répète que c’est le cycle normal et que je ne t’ai pas totalement perdue.

Si tu étais une amie, si tu étais adulte, je pourrais te faire voir les deux côtés de la médaille. Je pourrais te faire comprendre que si tu te sens mal chez moi, c’est autant, sinon plus de la faute de ton père et du fait qu’il n’a pas cessé de vouloir m’empêcher de reprendre le contrôle de ma vie, sans essayer de tout détruire.

Mais tu es mon enfant. Comme adolescente et plus tard, dans ta quête de vérité, comme jeune adulte, tu rejetteras facilement le blâme sur ta mère.

Tout est tellement toujours la faute de la mère.

Mon adolescente, ma belle beauté, ma fragile et hypersensible, ma gâtée, mon ingrate, ma bornée, ma drôle, ma douce, ma serviable, mon insécure, ma dépendante, ma belle, ma charmante, ma brillante,

Ma fille, je t’aime et le rejet que je ressens depuis que tu habites chez ton père m’envahis comme une vague déferlante, parfois juste en voyant une jeune fille sur la rue.

Tu me manques et je t’aime et je tâche de me rappeler que si j’avais su ce que je sais, je n’aurais jamais accusé uniquement ma mère d’avoir détruit notre famille et mon père.

Reviens-moi quand tu peux

Le prix de la célébrité janvier 22, 2008

Posted by natacha34 in Argent, Opinion, Télévision, cinéma, divers, Éditorial.
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Je suis sur le site de Cyberpresse, dans l’onglet “Arts et spectacles”. Encore une nouvelle sur Britney Spears.  Je la lis en diagonale et je clique sur un lien machinalement. Je tombe sur un site dédié aux stars et aux potins ( www.ninapeople.com ) et je tombe sur le cul!

Du 14 novembre 2006 au 22 janvier 2008 (Incrédule, je vois pendant ma visite, un nouveau signet se créer), il y a eu 426 actualités consacrées à Britney…29 PAGES!

Comment voulez-vous vivre normalement quand même pour sortir vous acheter un café au Starbuck Café du coin, vous êtes pourchassés par des dizaines de paparazzis qui envahissent vote bulle et ne vous laissent aucun moment de liberté.

Je suis sidérée. Par le travail de paparazzi et par la commande qui vient des magazines et parallèlement de vous et moi qui les consomment.

Est-ce vraiment le prix à payer pour la célébrité? Est-ce trop cher payé? Est-ce que ces vedettes désirent ce mouvement et le détestent par la suite? Est-ce que ce mouvement ne cause pas quelques unes de leurs extravagances.

En surfant sur l’information, j’avais le sentiment coupable d’être voyeuse. Je ne prendrais pas la place de Britney, Lindsay ou Angelina, même pour des millions.

J’ai déjà voulu être célèbre, j’espère toujours être reconnue un jour pour mon talent d’écrivaine…quand je publierai enfin ce roman qui sommeille…profondément en moi.

Mais je ne voudrais jamais que les gens, qu’ils m’aiment ou me détestent, se passionnement pour ce que je mange au petit-déjeuner ou les mots que je murmure à l’oreille de mon amoureux quand je jouis.

J’ai parfois honte d’être humaine. J’ai toujours dit que je n’étais pas groupie…Je vénère peu de gens du monde artistique et si je le fais, c’est pour leur travail et non pas leur personnalité, qui du reste m’importe peu.

Je ne pourrai jamais comprendre ce qui pousse quelqu’un à se faire tatouer le titre d’un spectacle de Céline Dion dans le bas du dos.

J’ai honte d’être humaine et de suivre, distraitement, à l’occasion, les hauts et les bas des chéris des paparazzis.

L’insurgée janvier 21, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Opinion, divers, Éditorial.
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Mauvais positionnement: Dans une page du journal la semaine dernière, à côté de l’article sur l’homme qui a tué sa femme et ses quatre enfants en Ohio, un article sur la nouvelle milionnaire d’Alma…MAIS OÙ EST DONC L’ÉDITEUR DE CE JOURNAL?

Niveler vers le bas: Le professeur  m’explique qu’il n’a pas “oublié” de corriger l’omission du pluriel dans un texte de mon fils, c’est simplement que le pluriel des noms n’est pas un acquis de premier cycle. Je veux bien que vous ne lui enleviez pas de point, MAIS POUVEZ-VOUS AU MOINS LUI INDIQUER L’ERREUR !

Plus ça change, plus c’est pareil: Ma fille passe ses étés dans mon village natal depuis qu’elle a onze ans. Elle trouve maintenant tout à fait normal de sortir avec le fils du cousin de mon père. Quand je lui fais remarquer que c’est grand le monde, elle me répond: “Ce n’est pas pire qu’un tel et un tel qui sont petits cousins et qui sont en couple depuis deux ans”. OUI MAIS CE N’EST PAS MIEUX NON PLUS !

Flashe tes lumières: La ville de Québec est dotée d’un système efficace pour annoncer le déneigement des rues, la nuit, lors de tempêtes. Le problème, c’est que le dit système ne peut cibler une rue en particulier et les lumières d’un quartier entier clignotent pendant plusieurs jours, même si quelques rues sont déneigées.

Le client est loin d’avoir toujours raison: Vendredi, soir de sortie entre amis. Nous décidons pour changer, d’essayer un restaurant “branché” de Québec. Aucune ambiance, le restaurant est pratiquement vide et la poignée de clients chiants sont là parce qu’il faut y être. Le propriétaire vient faire son “pitch de vente” et étale ce qu’il peut de connaissances. C’est cher. Ce n’est pas grave, nous aimons bien manger et l’argent importe peu, quand on se régale. C’est cher…et c’est plus qu’ordinaire. Mon conjoint retourne ses ris de veau…qui manque sérieusement de cuisson, alors que ma bavette en a beaucoup trop reçu. Pour se faire pardonner, sans demander notre avis, on nous sert un Grand Marnier (beurk)…et nous payons…175 $. NON, MAIS, JE PAIE, J’AI LE DROIT D’ÊTRE CONTENT DE CE QUE J’AI POUR MON ARGENT.

L’impact humaine sur le cours de la vie janvier 16, 2008

Posted by natacha34 in Ma vie à moi, psychologie.
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Notre vie est jalonné de petits et de grands moments qui façonneront notre personnalité. Certains nous amènerons à repousser nos limites et à découvrir de nouvelles forces, d’autres nous briseront les ailes et nous plongeront dans l’incertitude et la remise en question.

Positifs ou négatifs ces moments charnières de notre existence nous guideront vers une meilleure connaissance de notre moi et une compréhension supérieure  du monde qui nous entoure.

Paroles blessantes, livres, voyages, rencontres, musiques, échecs et réussites, accidents, maladies, amours, mariage, naissances, déménagements, perte d’emploi, études sont tous des occasions de grandir ou de se refermer.

Quand j’avais sept ou huit ans, le dimanche, je dînais chez mes grands-parents maternels. Les frères et soeurs de ma mère étaient jeunes et n’étaient pas encore partis de la maison. Nous nous retrouvions donc douze à tables. Mes oncles et mes tantes étaient des modèles pour moi et particulièrement mon parrain que je vénérais. Il était beau, grand et fort et il m’amenait parfois dans sa voiture sport.

J’écoutais la musique de mon père, Beau Dommage, Harmonium, Janis Joplin, Offenbach, Diane Dufresne et d’autres.

Pour dire à mon parrain tout l’amour que j’éprouvais pour lui, j’avais préparé une chanson en modifiant les paroles de “Chanson pour Elvis” de Diane Dufresne.

Si tu savais…Joël, tout ce que t’étais pour moi! t’étais ma vie, parrain, t’étais tout ce que j’aimais

Je lui ai chanté, après le dîner, devant tout le monde. Il m’a regardé et il s’est moqué de moi. Il avait 21 ans et il ne savait pas comment réagir et il me trouvait probablement ridicule.

De mon côté, je me suis sentie affreusement gênée. J’ai compris, peut-être à tort, qu’il ne fallait pas exprimer ses sentiments ainsi. Cette gêne m’a suivie longtemps. J’ai été quelqu’un qui ne voulait pas montrer ses sentiments avant d’être absolument certaine de ne pas se faire repousser.

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Je suis certaine que mon parrain a totalement oublié cet incident alors que pour moi, il a été source de malaise, de questionnement et de transformation.

L’impact de nos actions sur le cours de la vie est infiniment plus grand que nous le pensons.

Avez-vous des choses qui peuvent paraître anodines pour les autres qui vous ont marqués?

Le spleen de janvier janvier 14, 2008

Posted by natacha34 in Non classé.
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J’ai le cerveau au neutre. Mon énergie est au plus bas. Je ne mange pas assez de légumes, je ne dors pas assez, je bois trop, j’angoisse trop au sujet de mes enfants, de mon emploi, de la vie en général.

Je suis dans une période où j’aurais envie de me rouler en petite boule sur mon lit et attendre que ça passe.

Je réalise que si mon travail était d’écrire quotidiennement, je n’aurais pas un gros salaire présentement.

Ce n’est pas tout à fait vrai. Je suis à mon meilleur quand je dois relever un défi, quand j’ai un échéancier serré, quand je ne peux plus reculer.

Là je suis trop fatiguée. Peut-être suis-je en train de perdre la poignée de lecteurs qui revenaient me lire quotidiennement, mais je n’ai aucune inspiration. Je commence un texte et je le laisse en plan, je le trouve mauvais et je n’ai pas envie de mettre le temps pour l’améliorer.

J’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts, j’ai une raideur au cou et tout ce que je veux, c’est me lover contre le corps chaud de mon homme et de me laisser emporter par ses caresses.

J’ai le spleen de janvier. Je ne sais pas s’il existe, mais je l’ai!

Travail permanent janvier 10, 2008

Posted by natacha34 in Argent, Ma vie à moi, Quotidien, Travail.
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Je travaille au même endroit depuis sept mois. WOW! Mon contrat se termine le 31 janvier et je saurai bientôt si je serai enfin engagée officiellement.

Depuis mes débuts sur le marché du travail, je n’ai jamais eu de poste permanent. En fait, le seul poste où je n’étais pas à contrat, j’ai été remerciée cavalièrement après 18 mois.

Je ne serai jamais une permanente et je ne saurai jamais vraiment ce que je veux faire quand je serai grande.

Ce choix a ses bons et ses mauvais côtés. NORMAL!

Je ne resterai jamais à un poste pour ne pas perdre mes avantages même s’il me rend malheureux, mais je n’aurai jamais les avantages d’un poste permanent.

Je ne m’ennuierai jamais dans un emploi routinier où je m’enlise, mais je devrai toujours apprendre en vitesse de nouveaux dossiers, une nouvelle méthode de travail et toujours nouer de bonnes relations avec de nouveaux collègues.

Plus je vieillis, plus j’aimerais trouver une certaine forme de sécurité pour pouvoir me concentrer sur ma vie personnelle qui est combien plus importante que ma vie professionnelle.

Je devrais peut-être retourner aux études et choisir une profession plus payante que stimulante?

Je pourrais, mais je me connais; si je suis malheureuse dans mon milieu de travail où je passe le tier de mon temps, je suis MALHEUREUSE POINT!

Chienne de vie!

Lettre à une amie janvier 8, 2008

Posted by natacha34 in Colère, Quotidien, amour.
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Lettre à une amie J’ai décidé de t’écrire, même si les écrits ont toujours plus de poids que les paroles. Je t’écris parce qu’avoir des relations saines, basés sur la confiance, le respect et l’honnêteté est de plus en plus important pour moi. Je ne me sens pas bien quand je laisse des situations plus ou moins claires entre mes amis, ma famille, mes collègues et moi. J’ai décidé de ne plus garder de « petites crottes sur le cœur ».  Tu as ton opinion, sur notre histoire à mon ex et moi et tu es tout à fait libre de l’avoir. Je ne t’en voudrai jamais pour ça. D’ailleurs je ne t’en veux pas, je ne suis pas fâchée. Je suis au plus déçue et je me questionne sur l’utilité de notre relation. Peut-être que finalement, nos points de vue sont trop différents, notre vision de la vie est trop peu semblable pour que nous nous aidions à avancer, à évoluer et à voir les choses d’une autre façon. C’est un peu ce que j’attends d’une relation d’amitié avec quelqu’un. Au fond, nous avons été très proche pour une période de notre vie. Nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Des bonnes et des moins bonnes. Probablement que si nous ne venions pas d’un petit village, nous nous serions perdues de vue et nous aurions gardé un bon souvenir de nos années d’adolescence à faire la fête et des bêtises toutes les deux.

Je veux simplement te dire que j’ai perdu l’envie de me confier à toi en voyant ta réaction et ton analyse de la situation. Je me pense assez intelligente et ouverte d’esprit pour admettre que dans une relation qui ne fonctionne plus, deux personnes ont des torts. Par contre, il y a des fautes plus graves que d’autres et si tu m’avais écouté, sache que je n’aurais ni menti, ni tenté de minimiser mes torts.  Tu as souvent dit que le plus important dans une séparation est de protéger les enfants. C’est pourquoi je suis amère. Je peux difficilement comprendre que tu puisses dire que j’ai autant de tort que mon ex. Mes fautes n’ont jamais été commises directement envers les enfants. Je suis certaine qu’il ne peut en dire autant. Après la séparation, j’ai été chercher de l’aide, pour moi, pour mes enfants. J’ai parlé à des spécialistes, à des amis, à des gens qui sont déjà passés par là et tous ont été unanimes. Le père de mes enfants réagissaient très mal à la séparation, était immature, prenait les enfants en otage et essayait de les détourner de leur mère par de la manipulation, tout en proclamant qu’il voulait le bien de ses enfants. Il aurait eu besoin d’aide et mes enfants auraient facilement passer au travers de la séparation s’il avait agi autrement.  Quand on veut le bien de ses enfants, lors d’une séparation, on ne leur crie pas par la tête que leur mère s’est fait avorter, on ne leur dit pas que les gens en difficulté comme leur mère ont besoin d’amour, on n’essaie pas de leur faire croire que leur mère a été volée par son nouvel amoureux, on ne leur répète pas que leur mère a détruit une famille, on ne culpabilise pas son fils d’avoir du plaisir et de découvrir de nouvelles choses avec quelqu’un d’autre, on est plutôt content pour lui, on ne cherche pas dans le journal la petite annonce de l’appartement que la mère de nos enfants veut louer, pour les loger, pour téléphoner à la propriétaire et essayer de lui faire perdre son loyer, on ne téléphone pas au directeur de son ex et de son nouvel amoureux pour le convaincre qu’ils sont de mauvaises personnes, on ne menace pas non plus le nouvel amoureux de lui faire casser la gueule par des gens louches, on ne téléphone pas à la nouvelle belle-mère pour la traiter de folle capitaliste, voleuse d’enfants parce qu’elle a ramené de petits souvenirs d’Afrique aux enfants, on ne téléphone pas trois à quatre fois par jour chez son ex pour lui dire comment mener sa vie et pour faire sentir aux enfants notre peine et notre ennuie pour qu’ils se sentent mal de passer du bon temps chez leur mère, on ne prend pas de décision importante pour les enfants sans consulter l’autre parent, ni de décision sur les activités de la semaine où les enfants ne sont pas chez nous, on ne menace pas son ex de la faire suivre si jamais elle remet les pieds sur notre lieu de travail, on n’essaie pas de garder un contrôle sur son ex en tentant de lui interdire de garder une relation avec des amis et en lui disant qu’elle ne peut pas se présenter à tel ou tel endroit, tout en se pointant soi-même dans le village ou la moitié des gens fait partie de sa famille et finalement, on ne se présente pas à un match de soccer de notre fils, complètement gelé pour crier des insultes devant les parents, l’entraîneur et finalement se jeter sur le nouvel amoureux de son ex…après DEUX ANS de séparation. J’ai enduré, probablement trop parce que je me sentais coupable et qu’il réussissait au début à me le faire sentir encore plus.  Je suis restée calme, j’ai rarement perdu les pédales et dit du mal de leur père aux enfants tout comme mon nouvel amoureux qui a cent fois plus à cœur le bien-être de mes enfants que leur père à bien des égards. Je trouve cela injuste. Je ne pense pas que de vouloir quitter quelqu’un mérite de subir tout cela. Je sais très bien que je n’ai pas été parfaite pendant mes années de mariage, mais j’ai toujours été honnête. J’aurais eu besoin d’écoute, de soutien et de compréhension. OUI, je l’admet, j’aurais eu besoin que mes amis, ma famille choisissent en quelque sorte leur clan, me prouvant ainsi qu’ils me faisaient confiance et qu’il trouvait inconcevable que j’endure cela. Je pense que mes vrais amis, l’ont fait et je les en remercie. Je ne sais pas comment tu vas prendre ce message. Je ne te déclare pas la guerre, je voulais t’exprimer ce que je ressens et clarifier les choses. Je voulais me sentir mieux face à moi-même et face à toi. Maintenant, si je te croise, si je te salue, si je te parle, si je m’assois avec toi pour discuter, ce sera sous le signe de la limpidité. Sans rancune aucune,